Top 14 le dimanche : la pause pipi de la mi-temps, c’est 10 minutes !

L'embrouille de la LNR, mi-temps de 10 minutes le dimancheRésumons donc ! Bernard Laporte élu, avait déclaré : pas de match le dimanche. Ce sera écrit dans la prochaine convention ! La LNR a eu peur. Elle a eu la bonne idée de venir avec une proposition pour garder son argent. On vous paye Canal, des TV et faisez nous pas chier ! Et maintenant, la mi-temps de 10 minutes le dimanche.

Bernard, au nom du rugby amateur dit : pourquoi pas, mais à l’heure du tea time ! On va se bouffer de l’anglais pendant 10 ans ! Paul Goze, élu démonarchiquement à l’ancienne, a le lendemain déclaré qu’il maîtrisait la situation sous entendant que Bernard pouvait dire qu’il était le patron, que ce n’était pas si simple, bla bla bla. A la fin, il débourse 3 millions pour essayer d’avoir la paix !

Alors quelle est cette nouvelle mesure prise pour le match du dimanche ? C’est la mesure qui dit que si un club a un blessé en deuxième mi-temps, c’est la faute de la FFR, donc du rugby amateur qui ne veut plus de match quand ils jouent.

Je m’égare un peu dans mes idées complotistes. La version officielle est 10 minutes de pause pour ne pas décaler Isabelle Isubu… ibuthu… itburu… Isabelle Chabal !

Alors oui, c’est vrai, les mi-temps de 15 minutes datent de 2011 et c’était pour augmenter les pubs ! On avait trouvé une raison sportive qui était de laisser 5 minutes pour se rééchauffer. Ce n’est pas tout, on avait même des mi-temps de 5 minutes jusqu’au début des années 90, ces mi-temps qui faisaient la raillerie belle aux porteurs de citrons et permettait à Pierre Salviac de préparer son élection à la FFR en racontant combien Albert Ferrasse était un grand démocrate.

Mais bon, on a le droit, nous aussi, amateurs, d’être de mauvaise foi. Parce que l’idée de réduire de 5 minutes est plutôt amusante lorsque l’on sait qu’un arbitre arrête le chronomètre plusieurs fois pendant les matches, notamment pour se détendre et regarder le petit essai dans la prairie sur l’écran géant avec la tête de Zidane dans la poitrine de Materazzi version rugby. Il est donc assez difficile d’estimer une fourchette de fin de match  sachant que les fourchettes pendant le match ne se montrent pas à la télé non plus. Je sais, je sais, c’est à couteau tiré !

Tels des adolescents contestataires, ils ont voulu marquer le coup. Et ils ont effectivement un allier avec Fabien Pelous. Il était pour le passage de 10 à 15 minutes en 2011 avec 5 minutes pour se rééchauffer. Cela afin d’éviter la casse en seconde mi-temps.

Il s’agit donc bien d’un joli parapluie estampillé FFR. Au cas où des joueurs se claqueraient en deuxième mi-temps on dira aux clubs du Top 14 : on a fait ce que l’on pouvait mais la FFR avec ses idées met en péril la santé des joueurs.

Pourtant tout le monde sait qu’une bonne claque de Dolpic sur la cuisse et tu es chaud à nouveau. Ce qui est bien mieux que des corticoïdes en fléchettes ou de l’higénamine en suppo. Sans parler des enterrements à 40 ou 45 ans ! Mais ça, tout le monde s’en fout !

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Les plus beaux hymnes nationaux dans le rugby

Un rugbyman, ça sait plaquer, ça sait boire et ça sait chanter. Les interprétations des hymnes dans le rugby sont surement les plus puissantes et émouvantes que l’on puisse voir et entendre. Que ce soit le Flower of Scotland à capella à Mureyfield ou le Ireland Call, on aime ces hymnes aux sons lointains. Voici donc une sélection tout à fait subjective de mes hymnes préférés.

5 – Afrique du Sud

4 – Pays de Galles

3 – Irlande

2 – Ecosse

1 – Japon

Si vous avez d’autres idées, n’hésitez pas à les partager.

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La mort des héros et l’aveuglement des fans

Est-ce qu’aujourd’hui mourir lorsque l’on est quadragénaire est un fait commun ou cela doit-il rester quelque chose d’exceptionnel ? Le nombre de sportifs de haut niveau qui meurent jeunes ne semble interpeller personne.

Un peu plus d’un an après Jonah Lomu, le rugby est à nouveau endeuillé avec le décès de Joost Van der Westhuizen des suites de la maladie de Charcot. Problème de dégénérescence, de dysfonctionnement du corps, il semble que la mortalité chez les sportifs de haut niveau soit supérieure à la normale pour ce genre de maladies.

Le problème n’est pas seulement là. Si vous osez questionner l’ordre moral et émettre un doute sur ces morts prématurées en évoquant le dopage, les fans vous tombent dessus pensant impossibles ces pratiques par leurs idoles immaculées.

Le cas de JVW laisse encore planer le doute. Lorsque vous vous renseignez sur la maladie de Charcot, aussi appelée Sclérose latérale amyotrophique, on y retrouve une histoire avec les footballeurs italiens morts de cette maladie et une étude qui fait le lien entre l’utilisation de corticoïdes et anabolisants et cette maladie. Il est aussi avéré que les traumatismes du cerveau pourraient être déclencheurs de cette maladie. Donc, le rugbyman est assez exposé par rapport à la moyenne nationale.

Alors loin de moi l’idée de dire tous salis ou sport qui n’est pas propre, le dopage est avant tout une question de choix de l’individu et à chaque nouvelle histoire, je ne peux m’empêcher de penser à la damnation de Faust. Et si l’environnement et l’effet de groupe sont des facteurs à risquent, il faut être conscient que chaque substance ingérée à des conséquences positives et négatives. Un maître en arts martiaux a dit un jour, lorsque tu regardes ta paume, le revers de la main est toujours là. A méditer

Quelques liens pour agrémenter vos pensées :

Maladie de Charcot sur Wikipédia
Seul contre tous

Les étranges maladies rares des springboks

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