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Le rugby pour sauver le sport ?

La ministre dit qu'il faut pratiquer, même si c'est pas notre sport

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La ministre des sports, Roxana Maracineanu a rencontré les représentants du sport amateur pour un échange que l'on pourrait qualifier de lunaire. 

Lors de ces échanges, il a été conseillé aux clubs de faire des licences par trimestres ou mensuelles. Bon, la notion de frais fixes comme les salaires ou loyers ne semblent pas être une information remontée vers le ministère et on a bien compris qu'aujourd'hui l'association n'est plus un lieu commun autour d'une passion commune, mais bien un lieu de consommation à pérenniser.

L'autre astuce a été de dire que pour certains sports, il était peut-être opportun de trouver des palliatifs. Ainsi, le licenciés de hockey ou de judo pourraient faire du golf, selon les dires de la ministre.

Le rugby, sport de plein air pourrait donc récupérer des sports de salle. Ainsi, nous pourrions accueillir des gymnastes ou des danseuses de Zumba sur les terrains. Le Haka deviendrait le Haka doux doux doux, pousse ta Zumba et mous l'kawa, les mêlées deviendraient des chorégraphies de gymnastique rythmique et un essai serait accordé uniquement sur validation d'un saut périlleux avec double Axel et grand écart à l'arrivée.

Le football, sport de référence est déjà en avance sur le rugby puisqu'il accueil depuis des années, les clubs de théâtre avec cette formation spécifique à simuler la douleur lorsqu'un papillon se pose sur le genou.

Des sports démarchent déjà les clubs de rugby pour faciliter les échanges. Ce n'est pas toujours facile. Ainsi, Dédé, coach des vétérans de Beaujeu-Saint-Vallier-Pierrejux-et-Quitteur, a été appelé par le président du club de Water Polo de Les Authieux-sur-le-Port-Saint-Ouen. 

Dédé, en parle encore aujourd'hui avec énervement : y voulaient y faire du Water Polo chez nous. Et comment tu y fais rentrer les chevaux dans les cabinets ! On n'est pas équipé !

Le rugby connait donc ses limites à l'entraide dans le sport amateur et à force d'entendre des conneries, on en est à se demander si Madame la ministre n'est pas une spécialiste de la brasse coulée.

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