Nous ne perdons pas de licenciés

CETA faute !

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L'effet d'annonce, le buzz, la sensation et bien sur la désinformation, voire le mensonge sont des choses qui attirent davantage que la froideur d'une vérité sans épices.

Les gens sont scandalisés par le fait que la France a ratifé le traité commercial avec le Canada et commencent à craindre les hormones, les pesticides... Ceci autour d'un café fait à partir d'une capsule en aluminium en regardant sur son ordinateur fait de lithium les dernières conneries qui pullulent sur internet. Quel est mon propos ? Tout simplement, nous avons, en tant qu'individus le pouvoir de dire non. Au lieu de blâmer les autres, au lieu de rejeter la faute sur les gouvernants, nous pouvons prendre notre destin en main et faire en sorte d'améliorer les choses autour de nous. Le CETA est une bonne chose, car c'est aussi une force pour notre économie de pouvoir explorer de nouveaux marchés et nous pouvons dire non à ce que l'on nous propose en tant qu'individu. Ce n'est pas parce que je vais voir des framboises de 3 kilos sur les étales que je vais en acheter.

Quel est le rapport avec le Rugby ?

Les petits malins de l'opposition font une sorte de négationisme historique sur la perte de licenciés et parlent de l'accentuation depuis 2016. Déjà, ils oublient que la perte a commencé dés 2012, avec entre autre la suppression de plus de 5000 matches par saison. Alors oui, ce n'est pas vraiment une suppression de matches, puisqu'on a réduit la voilure dans les divisions fédérales pour en remettre en séries. Néanmoins, on s'aperçoit que les écoles de Rugby sont souvent conditionnées à la réussite de l'équipe 1. Quand vous enlevez 8 équipes en Fédérale 1, 16 en fédérale 2 et 62 en fédérale 3, l'impact sur la vie locale d'un club est dévastatrice. Lorsque Nîmes redescend en Fédérale 3, les licenciés tombent à 350 alors qu'ils étaient à plus de 500. Voilà, le factuel d'une politique sans analyse des conséquences sur notre rugby.

Alors oui, depuis 2016, la baisse continue. Bien sur, tout comme dans un club l'équipe 1 motive, l'équipe de France connait des difficultés récurrentes, difficultés qui datent de puis plusieurs années. Néanmoins, comme je le disais plus haut, si localement, on ne fait pas le job, on ne peut pas blâmer uniquement les instances. Et puis ce côté malsain de dire que c'est à cause des commotions que ces stupides mamans ne mettent pas les enfants à l'école de Rugby est une insulte à l'intelligence maternelle.

Le club où je suis licencié est l'ARCOL, club de l'ouest Lyonnais. La particularité de ce club, est qu'il est le rassemblement de 3 communes, Ecully, Dardilly et la Tour de Salvagny, mais draine des licenciés de plus de 50 communes. Ce club est l'antithèse de ce que j'ai expliqué plus haut. L'équipe première n'a pas un bon niveau et navigue entre honneur et promotion d'honneur. En revanche, si vous parlez de l'ARCOL dans la région, le club est réputé pour son école de Rugby, école de Rugby qui ne perd pas de licenciés...

L'une des raisons est que les joueurs ne sont pas défrayés comme dans la plupart des clubs. En revanche, il y a un Cadre Technique, CT qui à l'instar de ce qui est en train d'être déployé par la FFR a deux missions prioriataires et est rémunéré pour ce travail : créer le lien avec les écoles et faire en sorte que les éducateurs, TOUS les éducateurs soient formés. Le système fonctionne et effectivement, la grande partie du budget passe dans la formation. Nous avons été le premier club pourvoyeur de joueurs au LOU, nous avons formé 2 joueurs qui sont devenus internationaux en M18 ces dernières années. La richesse du club est là et aujourd'hui de nouvelles ouvertures avec d'autres clubs nous permettent de continuer à faire ce que nous aimons : former les générations de demain.

Alors c'est simple, j'ai lu sur Facebook une épiphanie que je vais légèrement adapter : ceux qui veulent avancer trouveront toujours une solution, ceux qui ne veulent rien faire trouvent des excuses et je remercie le président Eric Biard de m'emmener dans cette aventure et de participer à la construction d'un modèle qui continuera à faire ses preuves, modèle qui, bien sur, existe dans beaucoup d'autres clubs et font que le rugby Français est en train de relever la tête. 

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