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À mort l'arbitre !

C'est toujours de sa faute !

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Grosse nouveauté sur l'équipe TV, la chaine diffuse des films depuis début décembre. La particularité est que ces films sont liés au sport. Le 12 décembre, nous avons pu revoir l'excellent À mort l'arbitre de Jean-Pierre Mocky avec Michel Serrault, Carole Laure et Eddy Mitchell. 

Sorti initialement en 1984, ce film est toujours d'actualité et même s'il prend comme sujet de fond, l'arbitrage dans le football, le rugby n'échappe pas à ce genre de violence aujourd'hui. Il y a encore des arbitres agressés, notamment dans les championnats trritoriaux, comme dernièrement le jeune arbitre de Salles dans un match de séries.

Ce qui est choquant, au delà de l'agression, ce sont les réactions des dirigeants. Prenons les déclarations du président de Drancy, Benjamin Périé, qui suite à une lourde défaite à Suresnes a fustigé l'arbitre en déclarant :

Forcément que nos joueurs se sont sentis frustrés par ces accumulations d’erreurs arbitrales et ont évacué leur frustration par des mauvais gestes, qui ne sont toutefois pas excusables. Je le répète, tout cela est la faute de l’arbitre.

Non président, ce n'est pas la faute de l'arbitre. Chaque individu est responsable de ses actions et n'a pas à se réfugier derrière le comportement des autres pour justifier sa violence. Si une personne n'est pas capable de contrôler sa violence, qu'elle aille consulter avant de tuer ou rendre infirme quelqu'un. Quand on perd 39-03, ce n'est pas une question d'arbitrage.

L'arbitre commet des erreurs, ça arrive, l'arbitre peut être de mauvaise foi, c'est humain. Mais aux yeux des supporteurs des équipes, il a aussi tendance, tel un magicien à faire disparaitre les erreurs tactiques et techniques qui coutent aussi un match. Il est donc plus facile de haïr une personne seule que de reconnaitre que son équipe n'a pas été à la hauteur du rendez-vous. 

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