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Amendes requises à l'encontre de Soyaux-Angoulême

Pas des voyous, mais des coquins...

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C'est ainsi que la procureur de la république a résumé l'affaire : vous n'êtes pas des voyous, mais des coquins. Déjà condamnés à un redressement de 2,2 millions d'euros, viennent s'ajouter des dommages et intérêts demandés par l'URSSAF d'un montant de 500 000 euros.

Puisqu'il s'agissait de suspicion de travail dissimulé, les dirigeants et le club étaient poursuivis au tribunal correctionnel. Des amendes entre 20 000 et 40 000 euros ont été requises à l'encontre de certains dirigeants et le club pourrait avoir une amende de 100 000 euros. Le jugement est en délibéré et une partie de ces amendes ont du sursis.

C'est une intervention de l'URSSAF en 2016 qui a révélé l'affaire des photographes pour laquelle 21 joueurs étaient en auto-entrepreneurs et touchaient de la part de la société Pit Club, des droits à l'image. Outre le fait qu'il n'y ait aucune facture selon les autorités, le dirigeant de cette société n'était autre qu'un dirigeant du club et de ce fait un lien hiérarchique fut établi ayant pour conséquence l'obligation de contrats de travail. Au total, dans ce système ?optimisé?, ce sont plus de 70 joueurs qui auraient du toucher des salaires.

Rappelons-nous qu'à l'époque, Rugbyfederal avait été menacé par avocat interposé, nous sommant notamment de donner à l'avocat du club les données de plusieurs intervenants sur le forum, chose que nous avions bien évidemment refusée, cette démarche étant totalement illégale.

De surcroît, un autre avocat avait directement appelé Bernard Laporte afin de me dénigrer personnellement au moment de la campagne de 2016. La coquinerie était à son paroxysme sans oublier les attaques sur le forum où nous étions au mieux critiqués et au pire insultés par une certaine tranche de supporteurs aveuglés par le succès sportif de leur club. 

L'avocat de l'URSSAF a conclu cette affaire en expliquant bien que le club n'avait pas les moyens de ses ambitions. Il faut aussi se rappeler qu'à l'époque, malgré la connaissance du dossier, la DNACG sous couvert de la FFR avait donné le feu vert au club en mai 2016 pour prétendre à la pro D2. Lorsque l'on voit aujourd'hui, les opposants, se positionnant en ?père la morale?, passant leur temps à critiquer 3 revenus d'élus fédéraux et qui à l'époque fermaient les yeux sur beaucoup de dossiers, je me dis que la meilleure chose à faire est d'aller boire une bière avec mon ancien vice-président préféré pour se rappeler que nous, nous avons servi par conviction et non par ambition.

Un club doit s'engager dans un championnat avec les moyens qui lui sont propres en respectant les règles afin que l'équité soit respectée. Ce que certains ont appelé de la jalousie, le tribunal a décidé d'appeler cela la justice. 

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