Le retour de Gonzalez
Christian Gonzalez va passer du blanc du RCR au noir du Stade Rouennais .
Reparti au Chili en mars dernier, Christian Gonzalez est de retour en Normandie. L'ouvreur sud-américain pourrait effectuer ses débuts avec le Stade Rouennais demain à Evreux.
A peine parti, son retour semblait déjà inévitable. Fin février, le Chilien Christian Gonzalez, 32 ans, terminait sa carrière avec le RC Rouen sur une victoire contre Lons-le-Saunier (48-13) qui expédiait le club vers les play-offs de Fédérale 1, ultime satisfaction avant qu'il ne soit désagrégé quelques semaines plus tard à cause de son déficit abyssal.
Demain à Evreux, Christian Gonzalez pourrait fort bien revenir à la compétition en Fédérale 3, sous la tunique noire du Stade Rouennais, la nouvelle entité rugbystique de la capitale de Seine-Maritime. « Forcément, cette couleur, ça engendre des sujets de comparaisons avec les All Blacks. »
A Santiago, le Chilien a assuré des fonctions de professeur de sport, entre mars et août, au cours de la première partie de l'année scolaire dans l'hémisphère sud. « Nous sommes allés jusqu'en demi-finale du championnat des lycées britanniques. » Parallèlement, Christian Gonzalez est devenu manager des équipes de jeunes (de -14 à -18 ans) d'Alumni, le club de sa jeunesse, dont l'équipe fanion évolue dans l'élite chilienne.
Au fil des jours, son retour auprès de sa compagne Nadine, restée à Louviers et embauchée à Val-De-Reuil, est devenu inéluctable. « Nous allons avoir une petite fille en avril. » Il a carrément anticipé son retour, renonçant, provisoirement, à effectuer un complément d'étude à Barcelone.
Signer au Stade Rouennais est alors devenu une évidence.
Le rugby plaisir
« Même s'il y a eu du changement, il y a la base que j'ai connue. Il n'est plus question de contrat pour moi, j'ai tourné la page du rugby pro, ce n'est plus qu'une question de plaisir. »
Revenu sur la pointe des pieds, Christian Gonzalez entend se mettre au service du trio d'entraîneurs, sans rien revendiquer du tout. « Je suis prêt à jouer à tous les postes derrière. Ma préférence va pour l'ouverture mais pour dépanner je peux aussi passer au centre puisqu'il manque du monde dans ce secteur. »
Il se dit aussi disposé à buter de temps en temps mais n'a aucune intention de déposséder le jeune Marie du tee. « Je n'arrive pas pour changer les choses, il a très bien pris ses responsabilités. »
Entouré d'un certain nombre de gamins auxquels il a fait la leçon en début de saison passée, Christian Gonzalez a conscience que le temps ne travaille plus en sa faveur. « La santé, ça va mais j'ai toujours mes pépins classiques, notamment une pointe de tendinite au tendon d'Achille et des douleurs aux cartilages du genou droit. Il n'y a plus rien à faire, c'est la vieillesse. » Quelques sorties dominicales pourraient bien constituer une thérapie.
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