renardsubtil a écrit :Aziz Lapoisse a écrit :Claude a écrit :Quel est le sens de ton propos renard ?
Il veut dire de façon un peu elliptique que ce n'est très chrétien que de décompter les gens en les classant selon leurs origines ethniques. Cépafo.
CQFD.
Et j'insiste, Frederik De Klerk est de mon point de vue le plus couillu des deux. Fallait en avoir au cul pour négocier avec son ennemi alors que le rapport de force était favorable aux tenants de l'apartheid, et que les "boerrins" de son propre camps poussaient à l'affrontement.
Bon, personne ne croit que l'Afrique du Sud était peuplée de gentils noirs et de méchants blancs.
Quand on était noir, dans ce pays, le choix était limité. S"écraser et continuer à être exploité et traité comme un sous homme ou réagir et finir avec une balle dans le dos ou bien la prison, la torture, la mort accidentelle ou l'enfermement à vie...
Mandela choisit la non violence puis devant son inanité, l'ANC, ce qui lui valu 27 ans de geôle.
De Klerk est blanc, il a le choix entre perpétuer le système ou le dénoncer avec plus ou moins de nuances.
Il choisit le système devenant membre du parti national puis du gouvernement en 1978. Je ne me permettrais pas de juger cela, dans un pays au contexte si particulier.
Négociateur dans l'âme, il réussit effectivement à imposer la négociation, d'abord clandestine, puis politique s'appuyant au plus durs moments sur le référendum lui donnant le soutien populaire.
Mandela lui rendra hommage en soulignant qu'il évita un bain de sang au pays.
Mandela et de Klerk furent conjointement prix Nobel de la paix.
De Klerk retiré de la vie politique oeuvre pour la paix, la démocratie. Il reconnaît que l'Apartheid était moralement condamnable mais refuse de le qualifier de criminel.
Il est difficile de lutter contre son camp. Mais que risquait de Klerk ? Une défaite électorale ? Que sa ligne réformiste ne soit pas adoptée ? Quelles étaient ses motivations ? peut-être le moment était-il venu de sauver les meubles, d'assurer une transition ,devenue inéluctable, pacifique.
D'autres blancs, beaucoup plus tôt, choisirent de dénoncer le régime, le payant de leur vie comme Ingrid Jonker, de la prison, du bannissement, Breyten Breytenbach frôlant la peine de mort.
C'est peut être parce qu'il y eut des Jonker, des Breytenbach, Brink, Biko, Mandela, des martyrs de Nyanga ou Sharpeville qu'il y eut des De Mlerk. Ce qui n'enlève rien à ses mérites, à sa décision visionnaire et son courage.
Lequel, lesquels étaient les plus couillus ?
Je ne sais pas en juger.
Comme le dit Mandela d'Ingrid Jonker, elle était afrikaaner mais avant tout africaine.