Belascain – 14e journée
Nevers – Bourg-en-Bresse, 29-18
Le bonus tout en haut du sommet
Sermoise-sur-Loire, dimanche 13 mars (Ovalien Dupré). _ Stade du Pré-Fleuri, terrain synthétique. Nevers bat Bourg-en-Bresse, 29-18 (10-11). Évolution du score : 5-0 ; 5-3 ; 5-6 ; 5-11 ; 10-11 ; 10-18 ; 17-18 ; 22-18 ; 29-18. Arbitre : Damien Dauvissat (Bourgogne). Temps gris et sec, vent froid et sensible, pelouse synthétique en parfait état, 100 spectateurs environ.
Pour Nevers : 5 essais Erasmus (6e’), Brechenmacher (28e’, 80e’), Alexandre Grelet (46e’, 57e’) ; 2 transformations Pamphile (46e’, 80e’). Carton blanc : Bergeret (72e’). Cartons jaunes : Jonck (63e’), Fernandez (80e’ + 2).
Pour Bourg : 2 essais Grange (15e’, 42e’) ; 1 transformation (42e’) et 2 pénalités (9e’, 13e’) Rancony.
Nevers : 15. Noizat – 14. Pamphile, 13. Carrère (cap.), 12. Erasmus, 11. Bergeret – 10. Brechenmacher, 9. Guillaume Manevy – 7. Vogny, 8. Camille Jarreau, 6. Paea – 5. Fernandez, 4. Ressat – 3. Jans, 2. Alexandre Grelet, 1. Joinaud. Sont entrés en cours de jeu : 16. Dandoit, 17. Seminario, 18. Belleville, 20. Kemide, 21. Jonck. Non utilisés : 19. Carru, 22. Daude. Entraîneurs : Phillip Van Schalkwyk et Michel Quichon.
Les moins de 21 ans de l’Union Sportive Olympique Nivernaise ont remporté le match au sommet de la poule 3 en venant à bout de Bourg-en-Bresse, 29-18.
Quel match ! La bonne centaine de spectateurs qui ceinturaient le terrain synthétique du Pré-Fleuri n’ont pas regretté leur après-midi. Entre ces deux formations qui ont toutes les chances et tout le potentiel pour disputer les phases finales, la lutte fut magnifique et le suspense intense jusqu’au coup de sifflet final.
Dès l’échauffement, l’on senti le XV de l’Ain fort des pattes avant. Les premières minutes firent comprendre que ses lignes arrière transpiraient aussi le talent. Face à une telle rivalité, les Jaunets prouvèrent qu’ils étaient habités d’une volonté collective redoutable. Souvent dominés, ils firent front avec vaillance et orgueil pour mieux poignarder les Bressans de quelques épatantes fulgurances.
Les brèches de Brechenmacher
Débutant contre le vent, les Neversois déflorèrent rapidement le tableau d’affichage. Mark Erasmus, le plus Européen des Sud-Africains de Nevers, fut à la conclusion d’un échange entre les deux meilleurs Azur et Or de ce dimanche, Claude Brechenmacher et Alexandre Grelet. Ghislain Pamphile, curieusement imprécis tout au long de la rencontre, ne transforma pas. Deux fautes au sol plus loin, l’ouvreur Rancony avait puni les locaux et mis les siens devant (5-6, 13e’).
Ce point d’écart dura jusqu’aux citrons puisqu’à l’essai du véloce Grange, Nevers répondit par un voyage à dame de Brechenmacher, à la suite d’un excellent pressing de Tevita Paea et Hugo Ressat.
Alexandre est grand
La deuxième période reprit tambour battant. Grange, encore lui, mystifia la défense jaune et bleue deux minutes après le changement de côté. Quatre minutes plus tard, une pénaltouche permit à Grelet de faire exploser l’ultime espoir défensif des Violets. Le talonneur usoniste récidiva à la 57e’ alors que le banc bourguignon (!) redonnait des couleurs à sa formation, en mêlée notamment.
Menés 22-18, les visiteurs appuyèrent encore sur l’accélérateur poussant les Usonistes à la faute. Coup sur coup, Divan Jonck (plaquage dangereux) et Mickaël Berget (faute technique) laissèrent leurs copains se débrouiller sans eux. Pire, Gallien Belleville, se blessa à nouveau à son genou gauche, obligeant le pack des Jaunets à s’arc-bouter sur chaque offensive adverse.
Nevers allait craquer. Alors Bourg-en-Bresse délaissa les points au pied pour chercher l’essai qui l’aurait fait à nouveau passer devant. Mais la mêlée nivernaise, énorme à cinq mètres de son en-but, lui assombrit l’horizon.
Et l’impensable se réalisa puisque les Jaunets allèrent chercher le bonus offensif. Une pénaltouche concentra les gros entre eux ce dont profitèrent les trois-quarts, dont l’inévitable Brechenmacher, arrachant sur l’aile gauche, ce succès bonifié. Magnifique !