Fédérale 1 – Quart de finale retour
Nevers / Soyaux-Angoulême, 9-9
Une demie, enfin !
Nevers, dimanche 17 mai (Ovalien Dupré). _ Stade du Pré-Fleuri. Nevers et Soyaux-Angoulême, 9-9 (6-6). Évolution du score : 3-0 ; 3-3 ; 6-3 ; 6-6 ; 6-9 ; 9-9. Arbitre : Nicolas Datas (Armagnac-Bigorre). Juges de touche : Mathieu Delpy (Île-de-France) et Hakim Hadj Bachir (Auvergne). Juges d’en-but : Alexandre Boissay et Vincent Dathie (Île-de-France). Beau temps agréable, vent léger, pelouse en parfait état, 5.000 spectateurs environ.
Pour Nevers : 3 pénalités Duvallet (7e’, 39e’, 59e’).
Pour Soyaux-Angoulême : 3 pénalités Duca (29e’, 40e’ + 2, 44e’). Carton blanc : Ric-Lombard (58e’).
Nevers : 15. Duvallet ; 14. Maya, 13. San Martin, 12. Bosch, 11. Bonvalot ; 10. Vuillemin (21. Derrieux, 50e’), 9. Viazzo ; 7. Salavea (5. Praud, 59e’), 8. Geldenhuys, 6. Bastide (19. Vitale, 69e’) ; 5. Praud (18. Gonzalez, 59e’), 4. Aurignac (cap.) ; 3. Lakepa (23. Colati, 61e’ ; 3. Lakepa, 80e’), 2. Colombat (16. Stolz, 59e’), 1. Mutapcic (17. Maury, 50e’). Entraîneur : Jean Anturville assisté de Guillaume Jan et Julio Cesar Garcia.
Soyaux-Angoulême : 15. Ric-Lombard ; 14. Pilet, 13. Ayestaran, 12. Roger, 11. Wieprecht (21. Cariat, 54e’) ; 10. Duca (22. Vletter, 67e’), 9. Laforgue ; 7. Lescure, 8. Larrieu, 6. Laulhé (19. Fambou Yewo, 72e’) ; 5. Wognistch (18. Malafosse, 39e’), 4. Gay ; 3. Stastny (23. Boutemmani, 54e’), 2. Paquet (cap.) (16. Mareuil, 48e’), 1. Devisme (17. Bousquet, 54e’). Entraîneurs : Renaud Gourdon et Julien Laïrle.
L’USO Nevers Rugby Plus avait pris une sérieuse option sur la qualification pour les demi-finales du Trophée Jean-Prat en allant s’imposer sur l’herbe d’Angoulême. Quelle avait bien fait !
Dans un Pré-Fleuri qui a connu l’une de ses plus belles affluences mais aussi un suspense insoutenable, les Usonistes ont tremblé jusqu’au bout, contraints qu’ils furent de partager les points avec de redoutables Angoumoisins, 9-9.
La série de victoires des Jaunets s’arrêtera donc sur le chiffre 21. Leur aventure, elle, ne s’évaporera pas au stade des quarts de finale, comme lors des trois saisons précédentes. Les voilà désormais prêts à défier de nouveau les Lillois qui, pour l’anecdote, se retrouvent pour la quatrième fois en demie !
Mutapcic, le retour
La rencontre débutait par le grand retour de Kenan Mutapcic dans la cour des grands. Victime d’une rupture d’un tendon d’Achille, en septembre, avant que l’exercice commence, le pilier venu de Grenoble prouva à son vis-à-vis, le colosse Stastny, qu’il n’avait rien perdu de ses qualités. Ce fut d’ailleurs après une mêlée gagnée que Thibault Duvallet, auteur d’un échec à la 3e’, déflora le tableau d’affichage cinq minutes plus tard.
Essai refusé à Angoulême
Dans le sillage d’un Jérémy Colombat explosif, les Azur et Or firent plier à plusieurs reprises des Charentais qui avaient visiblement décrypté le jeu neversois pendant la semaine. Sur une action locale, le talonneur Paquet intercepta et tapa à suivre. Lancé comme un frelon, l’ailier Pilet grilla la politesse à tout le monde et glaça le Pré-Fleuri. Le conciliabule entre arbitres annula pourtant cet essai, le juge de touche Mathieu Delpy signalant un plaquage à retardement de Wognistch sur Viazzo.
Duca répliqua ensuite à Duvallet et les botteurs de chaque camp portèrent le score à une angoissante parité aux citrons (6-6).
Occasions gâchées
La reprise résuma ce qu’allaient être les quarante dernières minutes. Angoulême manqua un lancer en touche. Hugues Bastide en profita pour s’arracher mais fit tomber le cuir à vingt mètres de la ligne. Les Angoumoisins répliquèrent et le pied droit de Duca ramena les siens à deux petites unités à la jauge des deux matches.
Porté par son public, le XV azur et or poussa son rival au point de rupture. A l’heure de jeu, Duvallet réussit une troisième pénalité et Ric-Lombard écopa d’un carton blanc, la furia nivernaise semblant enfin prendre le pas.
Occasions gâchées
Dans la foulée, Duvallet déchira le rideau défensif charentais mais fut repris à cinq mètres de l’en-but et ni Paul Bosch, ni Horacio San Martin, accourus en soutien, ne purent inscrire cet essai tout fait.
Soyaux-Angoulême reçut cet échec comme une invitation à créer la surprise mais, pourtant idéalement placé, Duca envoya son drop à côté des perches.
Le final fut sensationnel. Nevers sembla tétanisé par le temps qui s’écoulait et, au contraire, le SA XV paru galvanisé par l’exploit qui lui tendait les bras. Seulement, les Angoumoisins payèrent leur débauche d’énergie et, coup sur coup, gâchèrent deux pénalités en ne trouvant pas la pénaltouche, d’abord, puis en échappant le cuir en avant dans le maul.
Comme un symbole, la dernière mêlée, secteur où les Jaunets avaient dominé, distilla l’ultime ballon que Viazzo se fit un plaisir de botter en tribune. Le Pré-Fleuri pouvait respirer.