
Muet depuis le terme de la saison régulière, soit le 16e de finale retour à Châteaurenard, le 30 avril passé, le CS Beaune a finalement brisé, vendredi matin, son silence. Son entraîneur, Stéphane Magnat indique avoir ainsi finalisé le dossier de quatre recrues.
Comme le veut le dicton qui énonce que le rugby commence devant, le coach côte-d’orien a débuté son recrutement en enrôlant deux piliers : Simon Fourot (Dijon, Fédérale 1) et Damien Nevers (Saint-Sulpice, Fédérale 1). Le désormais ex-Stadiste est un joueur polyvalent de 1re ligne. « C’est un jeune (24 ans), issu de la région, qui entre dans notre profil. Il est de surcroît revanchard. » Après un exercice délicat dans la capitale des Ducs, Simon Fourot (1,76m pour 100 kg) a effectivement un blason à redorer. Le deuxième est plus un spécialiste du côté droit.
Couleurs Fidji
Son gabarit (1,85m pour 135 kg) indique la solidité du bonhomme passé dans les rangs burgiens et natif de Paray-le-Monial. « Son potentiel est très intéressant », confirme le technicien. Les deux autres arrivées sont Fidjiennes, signe que le CSB souhaite muscler son jeu notamment au sein de ses lignes arrières. Ainsi, Emory Waqa, meilleur réalisateur lors de l’exercice passé, avec 248 points marqués sous les couleurs de Nantua (Fédérale 3), débarque. Joueur aux appuis déroutants, il s’est fait remarquer il y a peu lors de son 32e de finale face à Nuits.
Avec son comparse, Manassa Nagagi, il avait affolé la défense noire et blanche. Sans surprise d’ailleurs puisque ce demi de mêlée ou ouvreur a représenté son pays à la coupe du monde junior en 2013.
En 2015, il a également participé à trois tests avec les Fidji face à l’Uruguay et l’Argentine. Un joli CV en somme. Que dire de son compatriote, Vinaya Wakanivuga (1,88m pour 92 kg), quatrième renfort beaunois.
Arrivé en France à l’époque à Lons-le-Saunier (2007), il avait posé moult problèmes au Stade dijonnais. Puis, rapidement détecté par le LOU, il a continué à performer avec plus d’une centaine de matches disputés en Pro-D2 (106 exactement) et une poignée (14) en Top 14. À Strasbourg depuis la saison 2015-2016, il a été l’un des moteurs de cette formation alsacienne avant d’être moins utilisé.
À 38 ans, il s’offre un ultime challenge. « C’est un centre perforant et performant », reprend Sébastien Magnat. « Il va nous apporter sa puissance et son expérience au sein d’un effectif relativement jeune. » Les fondations sont costaudes et prometteuses. Reste à connaître le reste de l’édifice.