
Tout au long de ces 15 années de rugbyfederal, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes aux quatre coins de France.
Joueurs, Entraîneurs, dirigeants, supporteurs, ils sont tous animés par une passion commune.
Nicolas était l’une de ces personnes. Avocat de métier, il avait deux passions : le rugby et la bière. Nous nous étions rencontré à Lille pour les demi-finales du Top 14 et la demie Lille-Montauban.
Toute la bande des RFistes Lillois nous avait accueillis, Ravachol, Arnaud Anguera et Moi. Nicolas nous avait fait découvrir les meilleurs bars à bière et nous avait parlé de cette passion. Ce fut l’un des weekends dont on se souvient.
Lors de la banqueroute du LMR, il avait fait parti de la dernière équipe qui avait tenté de sauver le club. Je lui avais donné les coordonnées du président de Nîmes pour qu’il puisse bénéficier de conseils et essayer de faire repartir le club. Mais là, c’était pratiquement mission impossible.
On en avait parlé et je connaissais son désarroi.
L’année dernière, il avait pris en main le dossier RF/Angoulême avec la menace de procès et surtout le fait qu’un avocat me demande de faire quelque chose d’illégal. Il avait écrit à cet avocat qui n’avait pas donné suite.
On parlait souvent par MP, lui me conseillant de modérer certains articles, moi essayant de la convaincre de venir à la FFR pour continuer à servir l’une de ses passions.
Quand on rencontrait Nicolas, on ne pouvait pas se sentir mal à l’aise. Souriant, passionné et disponible, c’était un homme de cœur.
Sur le forum, vous le connaissiez sous le nom de bierofrogue, défenseur de son club et de sa ville, homme de culture et d’intelligence avec des interventions qui savaient mettre les choses au clair.
Nicolas est mort il y a quelques jours, et ceux qui le connaissent ne comprennent pas. Personne ne pouvait imaginer une telle détresse intérieure qui l'a menée sur ce chemin du désespoir. Le 8 décembre, je lui avais demandé s’il voulait venir à la FFR. Il m’avait répondu : si je peux aider, je suis partant. Je ne savais pas alors qu’il allait partir ailleurs, trop tôt, beaucoup trop tôt.
Salut Nico, on ne t’oubliera pas.
