Blairot a écrit :
À bourg on ne forme plus sur place on recrute à l'extérieur il n'y a donc plus de ressources dans les lycées et collèges pourtant importants sur place ?
Je vois les choses autrement que penser que l'USB aurait cessé de faire de la formation locale et aurait cessé, comme tu le dis, d'aller chercher dans les collèges et lycées de l'agglomération, les jeunes poussins qui, élevés au grain de la maison violette, donnent de beaux poulets...
Je pense plutôt que voir arriver 12 jeunes déjà aguerris à un niveau élevé de la pratique du rugby signifie que le club est attractif et donne des gages d'un avenir possible dans ce sport pour des mecs qui pensent pouvoir devenir pro. C'est la même chose que pour les seniors, et on est assez nombreux à penser que cela ne serait pas arrivé il y a quelques (petites) années.
Pour en revenir à ton questionnement sur le lien avec les potentiels locaux, si je suis un jeune rugbyman burgien, un peu convoité par des clubs pros, je me dis que la formation violette doit être de qualité pour attirer des gars de Toulon, Pau, Perpi et autres. Et que le niveau de pratique sera élevé, ce qui est finalement ce que l'on recherche si on veut passer pro...
Du coup, plutôt que d'aller au LOU, à Oyo ou ailleurs, je peux m'engager à Bourg.
Bourg à voulu passer dans la cour des grands. On a pris le temps nécessaire pour celà, et il reste encore beaucoup à accomplir, mais le club avance avec toute l'humilité et la patience nécessaire. Quand on voit qu'aujourd'hui la formation bressanne existe et est même (un peu, restons humble) reconnue, on se dit qu'il y a déjà du chemin de fait car on en était loin, très loin, il n'y a que quelques années de cela !! (Au mieux, on servait de vivier aux recruteurs des clubs de la région)
Voir aujourd'hui Bochaton percer en équipe de France, des clubs convoiter nos ailiers de poche estampillés violets (Charlat, Sanlaville...) montre les premiers résultats de cette voie de la formation à la bressanne.
Pour exister dans le monde pro, l'usbpa à choisi de miser sur l'image d'un club formateur, et ce n'est pas que en prenant des mecs de Lalande ou Carriat qu'on y arrivera, mais aussi en faisant éclore des joueurs de 18-20 ans venus d'ailleurs...
C'est ce que fait Toulouse depuis la nuit des temps si j'ose dire, et qui oserait dire que les Hauts-Garonnais ont sacrifié la formation des jeunes du cru...?
Bourgoin l'a fait en rayonnant sur tout le lyonnais et au delà quand il n'existait aucune concurrence régionale. L'USB tente de se glisser dans la hiérarchie des clubs formateurs du lyonnais en se trouvant une place de plus en plus visible entre le LOU, Oyo et CSBJ.
Je trouve que ça commence à avoir de la gueule, tout ça....