topusko a écrit :Esperons, mais....j'ai quelques doutes.
Mais non, pas de doutes....il y a les PROS
Au rythme du rugby
Dans les rangs du SA XV, qui évolue en division fédérale amateur, quatre joueurs vivent comme des pros. Leur seule préoccupation, s'entraîner. Remus Lungu nous entraîne dans son quotidien.
Remus Lungu est ici exclusivement pour le rugby. Le reste de son temps lui appartient
Détendu comme Lungu. Qu'il mélange son café en terrasse d'un bar angoumoisin, ou qu'il s'astreigne à une séance de tir aux buts dans le calme de Chanzy, Remus Lungu ne se départit pas de son sourire. Il faut admettre que l'inverse serait étonnant. Si ses coéquipiers du SA XV (Fédérale 3) peuvent subir les affres des impératifs professionnels, l'ancien international roumain est épargné. En Charente, il ne pense qu'au rugby.
« Ça a un peu changé, nuance Remus Lungu. Désormais, je m'occupe des moins de 15 ans du club trois fois par semaine. » Mais même lorsqu'il prend en main les jeunes pousses du SA XV (le mardi, jeudi et samedi), son quotidien se conjugue avec ovalie. Il n'est pas le seul, Morne Vletter, Peni Matalau et Terry Fanolua évoluent au même rythme. Ce qui ne veut pas dire qu'ils ne font rien : les fers de lance du SA XV se consacrent à leur préparation physique et rugbystique. Remus Lungu nous guide dans son quotidien.
1 Le matin, c'est muscu
Lorsqu'on parle de l'emploi du temps de Remus Lungu, ce n'est pas tout à fait vrai. Ce n'est pas que le sien, mais aussi celui de Morne Vletter - le Sud-Af'selon l'expression consacrée du Roumain. « Avec Morne, on suit la même préparation car on a la même morphologie, explique l'arrière ou demi-de-mêlée du SA XV. On suit des exercices spécifiques identiques. Peni (Matalau) nous accompagne souvent. » Dès le matin, direction la salle de sports Top Forme : au programme, des efforts et de la sueur. « On commence le lundi, après les matches par un circuit training pour la récupération pendant une heure environ, détaille Remus Lungu. Le mardi et le jeudi, on va faire de la muscu pendant environ deux heures le matin. Le mercredi et le vendredi aussi, mais c'est plus léger puisqu'on a entraînement collectif le soir. »
2 L'après-midi, ça les « botte »
La journée n'est pas finie pour autant. Une fois le repas avalé, les deux acolytes prennent la direction de Chanzy. Au programme, des séries de tirs aux buts. Le rituel est toujours le même : « D'abord, on commence en travaillant la direction en se basant sur la ligne d'en-but, sourit le buteur roumain. Puis, on fait un arc de cercle autour des poteaux et à chaque fois qu'on réussit nos tentatives, on avance d'un cran. »
L'exercice peut se transformer en jeu de patience concède Remus Lungu : « Dès fois, on peut boucler la séance en 30 minutes, d'autres fois c'est beaucoup plus long. » « On est déjà resté plus de deux heures », s'amuse Morne Vletter. Dans un Chanzy vide, les motifs de déconcentration ne sont pas légion. Seule la voix du gardien du stade vient rompre le silence de cathédrale qui enveloppe le terrain.
3 Comme des pros dans un univers amateur
Mis bout à bout, tout cela offre une préparation de véritables professionnels dans un club amateur. Ce qui ne perturbe absolument pas l'intéressé : « Adopter le rythme d'un pro, ça ne change rien pour moi puisque je l'étais dans mes clubs précédents. Le SA XV nous a fait venir pour montrer une image, donner la voie : le but, c'est de monter. Tout le monde en a pris conscience même si parfois on a gueulé. » Car c'est bien pour ça que cet ancien international roumain assure avoir posé ses valises en Charente : « Je pense avoir fait le tour de pas mal de choses au niveau pro. Ici, il y a un challenge : remonter quelque chose. » Les conditions financières ont-elles fait office de déclic ? « Si c'était ça, j'aurais mieux fait de rester en Fédérale 1. » Le joueur comme le club préfèrent ne pas s'étendre sur le sujet.
Évidemment, on ne peut pas demander la même chose à des joueurs qui s'entraînent deux fois par semaine qu'à ceux qui le font deux fois par jour. « C'est le gros décalage, admet Remus Lungu. il faut parfois expliquer plus longtemps pour bien comprendre les gestes. Les joueurs n'ont pas le temps avec leur boulot, mais ils sont demandeurs. »
Terry Fanolua parle peu le français, Peni Matalau et Morne Vletter pas du tout. C'est là que Remus Lungu enfile le maillot de l'homme à tout faire. « Je suis un peu au milieu de tout, impliqué sans le vouloir, souffle-t-il. Terry a de moins en moins besoin de mes traductions. Au début, quand je jouais en 9, il fallait donner les touches en roumain à Daniel, annoncer en français et traduire en anglais pour Peni. » À en perdre la tête. Heureusement, R
Merci les PICHOT 