bonjour à tous, en ce lundi de printemps cérébral de décembre.
C'est, vous vous imaginez, le coeur léger et la tête embrumée que je dépose ici ces lignes.
Avant de m'épancher sur notre joute dominicale passée, ma première pensée sera pour l'ours resté en cage (encore une fois - la fois de trop ?) et à qui nous n'avons pas permis d'exprimer son implication et son devouement pour ce maillot dont il est si fier. C'est sûrement un grizzly en colère qui lira ces lignes, une colère sans doute légitime, passionelle et sincère. Qu'il sache que j'entend ses rugissements mais qu'encore une fois, la tension et l'énergie gaspillée sur certaines futilités ne nous a pas permis de garder la tête froide et, comme toujours dans ces cas là, ce sont les plus silencieux et dociles que l'on oublie. Mea Culpa.
Je referme sans fracas la porte de notre petite cuisine pour vous livrer mes impressions post-bonus sur la journée d'hier.
L'importance du match pour la suite de l'épopée tango au degré 3 du niveau national etait connue de tous. Une défaite nous aurait plongé dans le noir, au fond d'une gamelle dont il aurait été difficile de sortir.
Après une matinée sensée nous apporter sérénité et confiance, c'est plutôt l'incertitude et le doute qui sont venus engluer les esprits ardéchois tant la "mise en place terrain" habituelle fût laborieuse. ( mais peut-être n'était-ce là qu'un sentiment personnel ?)
Ce filtre d'incertitudes et de doutes fut vite balayé, dès 15h06, quand le tableau d'affichage côté Tango se fut dépucelé par un essai consécutif à une pression collective, perturbant l'adversaire au point de le voir offrir un cuir tout chaud, dans son en but, qu'un coquin privadois n'avait plus qu'à benir.Le ton était donné. Je profite ici pour parler de l'adversaire qui, je dois le concéder (et avec tout le respect que je lui porte), m'a quelque peu surpris par son manque d'envie et le peu d'envergure de ces ambitions, peut-être un jour sans... Nous ne nous en plaindrons pas.
Le match a donc pris la couleur Tango très rapidement et le score aussi; nous avons tous évidement tremblé quand, en début de deuxième mi-temps, un soubressaut d'orgueil provencal ramena le score à 20/7 mais, la fée clochette, par l'intermédiaire de notre Peter Pan local au numéro 15, nous offrit le point du Bonus, a en faire claquer l'arbitre (véridique!!!)
La suite fut un rugby pauvre et sans grande envolée, les Méditerranéens essayant de recoller au score par quelques spasmes offensifs, les Tangos resistant sans trop de mal a conserver leur "cadeau-bonus".
La fin fut sifflée et les épaules purent se souder, formant un cercle rempli de bonheur, de rires, de baisers d'hommes et de regards fiers, voire humides...
Nous nous sommes quittés tard, après quelques chants parlant d'hommes et de liberté, en se promettant de se revoir pour de nouveaux combats dans cette poule qui sent si bon le thym et la farigoulette !!!
A.P. et Libertà
P.S.: Merci à toi, LOU RIGAU, pour ton soutient.
Dernière modification par Ange Pastucci (07/12/2009 11:01:41)