chers biterrois,
à afficher dans le vestiaire au match retour...
"Posté le: 20/10/10 : 06:45 Sujet du message:
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En parlant de "grosse tête" , voilà un club qui se la prend et avec "son" journal:
Publié le 18/10/2010 08:30 | Propos recueillis par Michel Bony.
Fédérale 1. Valence tombe la légende et son mythe
Choc au sommet entre les deux premiers de poule hier, au stade E. Baylet.
Face à face entre Merhtens (à gauche) et Tesquet. Le second aura le dernier mot, avec 14 points de sa botte hier. / Photos DDM, Michel Bony. Une légende et un mythe ont pris un sérieux coup derrière la casquette, hier après-midi au stade Évelyne Baylet. La légende, c'est celle du grand Béziers, que racontait encore au moment du repas d'avant-match le président de l'Avenir valencien, Bernard Delbreil, défait avec le SU Agen en finale du championnat de France… l'année du dernier Brennus biterrois, en 1984.
Le XV fantomatique qui a erré tout au long de la partie hier n'a guère redonné de couleurs aux fidèles des Rouge et Bleu qui avaient pourtant fait le déplacement en masse. Quant au mythe, celui qu'a agité en début de saison l'ASBH en faisant signer Andrew Mehrtens, l'ex ouvreur des All Blacks, pour essayer d'y faire croire à ces mêmes supporters, il n'a été, lui aussi, que l'ombre de son incroyable curriculum vitae. En témoignent une touche rapidement jouée aux pâquerettes et un jeu au pied déficient avec le vent dans le dos en première mi-temps. Et si ce vent glacial qui cinglait le stade valencien avait fait sortir leurs parkas aux dirigeants héraultais, leurs joueurs avaient, pour leur part, oublié les moufles à la maison. Dès la 4e minute ils se réchauffèrent donc les bouts des doigts en déclenchant une générale à l'ancienne, qui disait déjà le manque d'ambition du jeu biterrois. On n'est d'ailleurs pas sûr d'être obligé d'utiliser les dix doigts de la main pour savoir combien de ballons Mehrtens a touché durant toute la partie. La bagarre d'entame de match fit également vite comprendre aux Languedociens qu'ils n'étaient pas tombés sur des ingrats en terme de combat.
Comme une équipe
La vérité est, en effet, venue de l'extrême solidarité qui habite le collectif valencien cette saison. Même si c'est un manque d'altruisme dans ce domaine, de la part de l'arrière Romain Cheyrou oubliant un deux contre un d'école pour l'ailier Alexis Boeffard au tournant de la 20e minute, qui a failli coûter cher à l'arrivée. Qu'importe, Boeffard s'est vengé tout seul en s'offrant son essai en solitaire à la 46e minute après avoir contré un dégagement de son vis-à-vis biterrois. L'Avenir valencien prenait alors sept points d'avance, conservant cet avantage au coup de sifflet final.
Outre l'esprit de sacrifice défensif en fin de match, on pourrait retenir deux autres points qui démontrent bien que, cette année, Valence-d'Agen fonctionne comme une véritable équipe. Le premier concerne l'intégration très rapide du deuxième ligne argentin Berrino qui a formé hier un attelage de haut vol… au niveau des rucks, avec l'indéboulonnable Deltour. Une paire qui devrait refaire parler d'elle d'ici la fin de saison. Le second point concerne la réussite au pied d'Anthony Tesquet, auteur de 14 points face à Béziers. Qui a en mémoire son retard à l'allumage lors des deux premiers matchs à domicile ? C'est dire aussi la confiance qu'ont su insuffler les entraîneurs Dutour et Escouteloup à leurs troupes. Pour clore le bonheur valencien, cette victoire permet à l'Avenir de s'accrocher aux basques de l'US Montauban en tête de la poule 2 de Fédérale 1. à moins que cela ne soit l'inverse ? Si les deux clubs tiennent ce rythme, le derby du 5 décembre prochain pourrait permettre de répondre à cette question.
Valence 19 - Béziers 12
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