midi libre Édition du mardi 18 mai 2010
Carcassonne. Bonifier la magie de Domec OUI LA QUESTION L'USC parviendra-t-elle à inverser la tendance ? Onze points, écart rédhibitoire NON
Après le néant, l'exploit ? Difficile pour tous les observateurs carcassonnais présents à Périgueux de s'expliquer le "trou d'air" vécu par leurs favoris après une entame idéale. Puisque l'USC ne peut se permettre d'enchaîner deux performances d'une telle banalité, certains croient donc à la magie de Domec pour inverser la tendance.
En poule du Jean-Prat, deux semaines après avoir balbutié son rugby contre Bobigny, l'USC avait récité son jeu face à Valence- d'Agen, s'offrant de la plus évidente des façons le bonus offensif qui lui valait de disputer à domicile le quart de finale retour.
C'est justement un bonus offensif qui éviterait à l'USC de jouer de la calculette au terme des 80 minutes du retour. Dans ce cas de figure, les Carcassonnais n'auraient que faire de ces fameux onze points de retard concédés à Périgueux. Avec trois essais de plus que leur adversaire, dimanche prochain, les Carcassonnais élimineraient les Périgourdins aux "points terrain" (sous réserve bien sûr que le Cap ne prenne pas le bonus défensif). Et la récente histoire des "jaune et noir" sur le pré de la Pépi incite à l'optimisme.
Invaincus cette saison à domicile, les Carcassonnais ont fait de Domec le terrain des plus beaux exploits lors des dix réceptions de la saison. Seuls Bobigny et Castanet sont repartis du stade avec un écart inférieur à ces fameux onze points (- 6 et - 10). Les autres visiteurs ont, eux, subi, de Langon (- 46) à Marseille (- 13) avec une moyenne de 4,9 essais inscrits par match, pour 1,3 encaissé. Et l'USC s'est ainsi offert à six reprises ce bonus offensif qui la qualifierait. Revenue de Périgueux avec un débours de onze points à rattraper, l'USC se retrouve dans une situation qui lui rappellera sans doute un très mauvais souvenir.
Le 24 mai 2009, en demi-finale, les Carcassonnais revenaient d'Aix-en-Provence avec un retard de neuf points. Un écart que l'USC n'était jamais parvenue à combler lors du retour à Domec. Pire même, jamais les joueurs n'avaient pu croire à l'exploit, mort-né à la 29 e minute : « C'est un contre assassin qui nous avait tué », se rappelle Christian Labit.
Difficile donc de croire que l'histoire ne se répétera pas. Car si la défense de Périgueux s'est avérée infranchissable sur le stade Francis-Rongérias, les joueurs du CAP n'ont pas pour habitude de flancher à l'extérieur. En poules, puis en Jean-Prat, Périgueux est certes tombé à quatre reprises en déplacement (à Tyrosse, à Graulhet, à Oloron, et enfin à Langon), mais la statistique est trompeuse. Car c'est sur un écart maximum de huit points que les Périgourdins ont abandonné ces matchs (10-18 à Tyrosse, en septembre 2009).
A chaque fois, Périgueux est ainsi revenu avec le bonus défensif. La marque de fabrique d'une formation qui n'a encaissé que onze essais en vingt rencontres. Improbable donc, le scénario qui verrait les Carcassonnais effacer le retard. Encore plus inimaginable, l'hypothèse des trois essais infligés au CAP : Périgueux a certes été trompé à trois reprises, à Marmande. Mais ils avaient en retour inscrit quatre essais. Un élément de plus qui fait de ces onze points un écart rédhibitoire.
Dernière modification par dume1123 (19/05/2010 08:37:31)