Tournoi des VI Nations - Moins de 20 ans
France-Italie, 40-3
Les Bleuets font chavirer le Pré
Sermoise-sur-Loire, vendredi 5 février (Ovalien Dupré). _ Stade du Pré-Fleuri, terrain d’honneur. France bat Italie, 40-3 (26-3). Évolution du score : 0-3 ; 7-3 ; 14-3 ; 21-3 ; 26-3 ; 33-3 ; 40-3.
France : 6 essais Jelonch (8e’), Castets (17e’), Verhague (22e’), Penaud (39e’), Mauvaka (63e’), Mignot (80e’) ; 5 transformations Belleau (8e’, 17e’, 22e’, 63e’, 80e’).
Italie : 1 pénalité Mantelli (3e’). Cartons jaunes : Fragnito (17e’), Schiabel (21e’).
France : 15. Buros (Pau) ; 14. N’Gandebe (Massy ; 23. Mignot, Grenoble 53e’), 13. Penaud (Clermont), 12. Septar (Brive ; 22. Arrate, Biarritz 52e’) ; 11. Pilati (Bordeaux-Bègles) ; 10. Belleau (Toulon), 9. Kaiser (Narbonne ; 21. Couilloud, Lyon 73e’) ; 7. Grenod (Toulon ; 20. Cancoriet, Clermont 59e’), 8. Jelonch (Castres), 6. Voisin (Racing 92) ; 5. Tanguy (La Rochelle ; 19. Hannoyer, Castres 52e’), 4. Verhaegue (Toulouse) ; 3. Setiano (Toulon ; 18. Simutoga, Clermont 47e’), 2. Fourcade (Grenoble ; 17. Mauvaka, Toulouse 35e’), 1. Castets (cap.) (Montpellier ; 16. El Ansari, Massy 62e’). Manager : Thomas Lièvremont. Entraîneurs : Olivier Magne et Didier Faugeron.
Italie : 15. Sperandio ; 14. Bruno, 13. Dal Zilio, 12. Schiabel, 11. Masato ; 10. Mantelli (22. Mokom, 46e’), 9. Trussardi (21. Panunzi, 62e’) ; 7. Pettinelli (20. Ciotoli, 54e’), 8. Venditti, 6. Fragnito (cap.) ; 5. Krumov, 4. Mantegazza (19. Ortis, 51e’) ; 3. Riccioni (18. Ceccato, 47e’), 2. Manfredi (16. Makelara, 51e’), 1. Rimpelli (17. Borean, 70e’).
Manager : Claudio Appiani. Entraîneur : Alessandro Troncon.
Arbitre : Craig Ewan, assisté de Dai Cambourne et Stuart Kibble (pays de Galles). Arbitre vidéo : Paul Adams (pays de Galles). Temps frais et sec, pelouse grasse mais en bon état, éclairage parfait, 5.300 spectateurs.
L’équipe de France des moins de 20 ans a entamé le Tournoi des VI Nations par une nette victoire au dépend de la Squadra Italiana, 40-3, vendredi soir à Nevers.
Aussi large soit-il, ce succès a laissé à Thomas Lièvremont un sentiment d’inachevé, mi-chèvre mi-chou. La faute à une deuxième période moins maîtrisée que la précédente, faisant dire au manager des Bleuets, à l’heure du bilan d’après-match : « Les Anglo-Saxons, eux, sauront trouver les solutions ».
Avant de perdre un peu les pédales au retour des vestiaires, parce qu’aussi, les Transalpins proposèrent une dose supplémentaire de résistance, les Français avaient régalé le public du Pré-Fleuri et les téléspectateurs de France 4 lors du premier acte.
Septar, la plaque tournante
Le festival des garçons vêtus de rouge commença pourtant par un couac. La première mêlée à 22 mètres de leur en-but, intense, interminable, quasi immobile, même si l’on sentit toute la puissance des deux packs s’opposer, finit par faire craquer Clément Castets. Le capitaine et pilier gauche tricolore offrit les trois premiers points au pied de l’ouvreur Leonardo Mantelli, à la 3e minute. Personne ne se doutait alors qu’il s’agissait aussi des derniers.
Dans la foulée, les Bleuets s’installèrent dans le camp adverse. Les avants, alimentés par un alignement souverain où plana le deuxième ligne Florian Verhaegue, et dynamisés par l’excellent troisième ligne centre Anthony Jelonch, firent souffrir mille maux aux jeunes Italiens. Le premier essai fut d’ailleurs signé par le 8 français après un bel effort collectif.
Derrière, la différence apparut criante entre des Azzuri un peu tendres et des Coqs bien mieux armés autour de leur plaque tournante, le centre Atila Septar.
Aplatis comme une pizza, les visiteurs basculèrent dans l’indiscipline.
Un grattage au sol, un carton, un essai. Un plaquage dangereux, un autre carton, un nouvel essai. Les Français attendirent le retour de l’équilibre numérique pour terminer cette mi-temps sur une pépite. Capté proprement en touche, le cuir vola jusqu’à Septar qui servit à son intérieur le nouveau chouchou du Pré-Fleuri, Gabriel N’Gandebe. La flèche massicoise fit admirer sa pointe de vitesse et donna à Damien Penaud, parfait soutien, le loisir de planter le quatrième essai.
Les remplaçants sur la sirène
Si tout baignait dans l’huile pour les élèves d’Olivier Magne et Didier Faugeron, le second plat manqua d’épices. Même si les olas firent onduler les tribunes, le spectacle baissa nettement en intensité, les maladresses remplaçant la précision. Il fallut attendre plus de vingt minutes pour que le planchot se réveille, une pénaltouche portant bien son nom permettant au pack de propulser derrière la ligne le puissant Péato Mauvaka.
« Il y a des points sur lesquels nous sommes très contents », confia Lièvremont. On rangera dans cette catégorie l’ultime action tricolore, ce petit côté initié par Jelonch, derrière sa mêlée, ciselé par Baptiste Couilloud, le long de la ligne, et terminé sur un alliage vitesse-puissance-technique par Pierre Mignot.
Cet essai, le sixième, que transforma du bord de touche Anthony Belleau (un seul échec dans cet exercice), impliqua deux remplaçants. Preuve que l’effectif des jeunes Français est en mesure d’adhérer au grand projet des XV de France. A confirmer dès vendredi à Narbonne face aux redoutables Irlandais.