Fédérale 1
Nevers - Vannes, 26-6
Des couleurs retrouvées
Sermoise-sur-Loire, samedi 18 janvier (Ovalien Dupré). _ Stade du Pré-Fleuri. Nevers bat Vannes, 26-6 (18-3). Arbitre : Willian Béraud (Lyonnais). Temps frais, éclairage parfait, pelouse un peu grasse, 3.500 spectateurs environ (voire plus !).
Pour Nevers : 3 essais Wasserman (11e’, 39e’), Bonvalot (75e’) ; 1 transformation (11e’) et 3 pénalités (6e’, 14e’, 45e’) James.
Pour Vannes : 2 pénalités Ford (21e’, 42e’).
Nevers : 15. Duvallet (21. Smales, 63 e’) ; 14. Maya, 13. Rougé (22. Chevalier, 67e’), 12. Galopin, 11. Bonvalot ; 10. James (15. Duvallet, 63 e’), 9. Viazzo (20. Lanne-Petit, 73 e’) ; 7. Wasserman (cap.) (19. Vitale, 55 e’), 8. Salavea, 6. Bastide ; 5. Carpentier, 4. Sigoire (18. Esclauze, 55 e’) ; 3. Colati (23. Lakepa, 51 e’), 2. Bonet (16. Stolz, 55e’), 1. Vaudaine (17. Neel, 68 e’). Entraîneur : Jean Anturville assisté de Guillaume Jan et Julio Cesar Garcia.
Vannes : 15. Fantini ; 14. Malzieu, 13. Burgaud (cap.), 12. Charmont (22. Cocetta, 62 e’), 11. Duplenne ; 10. Ford (21. Le Barillier, 70 e’), 9. Diesmunch (20. Payen, 62 e’) ; 7. Farré, 8. Negrillo, 6. Le Roy (19. Cochereau, 51 e’) ; 5. Lagioiosa, 4. Delangle (18. Parker, 51 e’) ; 3. Grobler (23. Zouai, 70 e’), 2. Cloostermans (16. Loubery, 55 e’), 1. Garcia (17. Pheliponneau, 51 e’). Entraîneurs : Esteban Devich et Jean-Noël Spitzer.
Bien que vainqueurs de Saint-Nazaire, dimanche dernier, les joueurs de l’USO Nevers Rugby Plus devaient une revanche à leur public du Pré-Fleuri. Si tout ne fut pas parfait, samedi en soirée, les Nivernais ont retrouvé une partie de leur rugby pour faire craquer Vannes à plusieurs reprises et, surtout, l’emporter avec le bonus offensif.
Sur les bons rails d’entrée, grâce à un jeu au pied retrouvé, les Usonistes annoncèrent la couleur. Stéphane Bonvalot créa la première brèche, installant les siens dans le camp visiteur. Après qu’un en-avant prive Hugues Bastide d’un essai, Matthew James déflora le tableau d’affichage. Puis Bonvalot, encore lui, et Sydney Galopin affolèrent la défense vannetaise incapable d’empêcher Johan Wasserman d’inscrire le premier essai. James, qui avait transformé, ajouta une pénalité, donnant du relief à ce premier quart d’heure.
L’ouvreur azur et or baissa d’un ton par la suite. Le jeu des locaux s’en ressentit d’autant que l’alignement breton commença à décrypter les lancers en touche de William Bonet et priva les Jaunets de précieuses munitions. Ce fut pourtant de cette rampe de lancement que naquit le deuxième essai neversois. A une minute de la pause, une pénaltouche presque ratée fut cependant récupérée par les avants et après une charge d’Isei Colati, Wasserman, tout en puissance, signa un doublé personnel.
Dénouement de folie
Si l’ouvreur Ford, auteur d’une pénalité avant le changement de côté, récidiva dès le retour des vestiaires, James lui répondit dans la foulée, ménageant une avance conséquence aux siens (21-6, 45e’). Les Jaune et Bleu appuyèrent encore sur l’accélérateur et il s’en fallut d’un rien pour que leurs offensives n’aillent à dame, à l’image de cette action qui, à l’heure de jeu, vit James retourné dans l’en-but vannetais.
Une série de trois mêlées où le pack local domina son vis-à-vis ne déboucha pas sur l’issue espérée et Vannes parvint même à renvoyer les débats loin de ses bases. Et puis, comme le veut la coutume lors des affrontements entre l’USON et le RCV, le final réserva son lot de palpitations.
Lancés dans la volonté de priver leurs hôtes du point de bonus offensif, les Vannetais tentèrent de faire sauter le verrou nivernais. Le Barillier, qui venait de remplacer Ford, essaya, pour cela, une passe au pied. Mais Thibault Duvallet, replacé à l’ouverture, sentit le coup et contra le cuir. La suite fut un régal pour le public du Pré qui accompagna dans un joyeux tohu-bohu la course de Duvallet puis celle, rageuse, de la fusée Bonvalot.
Le bonus offensif était en poche et la dernière tentative des valeureux Bretons se heurta au menhir local, Viliame Maya. Sur l’aile de Maya, on ne passe pas !