Fédérale 1
Bergerac-Nevers, 23-30
Un succès sans cesse contesté
Bergerac, samedi 27 septembre (Ovalien Dupré). _ Stade Gaston-Simounet. Nevers bat Bergerac, 30-23 (20-13). Evolution du score : 7-0 ; 7-3 ; 10-3 ; 10-6 ; 17-6 ; 20-6 ; 20-13 ; 27-13 ; 27-20 ; 30-20 ; 30-23. Arbitre : Rémy Chastrusse (Côte d’Argent), assisté de Ludovic Cayre et Philippe Gorbenko (Périgord-Agenais). Beau temps, vent léger, pelouse en bon état mais sèche, éclairage en deuxième période, 2.500 spectateurs environ.
Pour Bergerac : 2 essais Sallaberry (40e’), Sisombath (59e’) ; 2 transformations et 3 pénalités (7e’, 16e’, 79e’) Boudot. Carton blanc : Sallaberry (16e’). Carton jaune : Sempey (72e’).
Pour Nevers : 3 essais Autagavaia (1re’), Geldenhuys (22e’), Nxumalo (49e’) ; 3 transformations et 3 pénalités (9e’, 37e’, 73e’) Duvallet. Carton jaune : Bastide (72e’).
Bergerac : 15. Eziyar ; 14. Fonvielle, 13. Farmer, 12. Denetre (21. Battistello, 60e’), 11. Marty ; 10. Boudot, 9. Bertin (cap.) ; 7. Casagrande, 8. Borderie (19. Broudiscou, m.-t.), 6. Sempey (22. Bargozza, 66e’) ; 5. Petrichey (20. Duneufgermain, 60e’), 4. Sallabery (18. Porcar, 66e’) ; 3. Gabelia (17. Zaabra, 68e’), 2. Sisombath (16. Pons, 75e’), 1. Ouali (23. Sieley, m.-t.).
Manager : David Ellis. Entraîneurs : Francky Gaffin et Tom Smith.
Nevers : 15. Autagavaia ; 14. Chevalier, 13. San Martin, 12. Bosch (22. Mazet, 63e’), 11. Bonvalot ; 10. Duvallet, 9. Nxumalo (20. Lanne-Petit, 56e’) ; 7. Wasserman, 8. Geldenhuys (19. Vitale, 51e’), 6. Bastide ; 5. Carpentier (18. Praud, 51e’ ; 21. Vuillemin, 68e’), 4. Aurignac (cap.) ; 3. Colati (23. Lakepa, 51e’), 2. Bonet (16. Stolz, 51e’), 1. Maury (17. Neel, 63e’). Entraîneur : Jean Anturville assisté de Guillaume Jan et Julio Cesar Garcia.
Les joueurs de l’USO Nevers Rugby Plus sont toujours leaders de la poule 1 au soir de la quatrième journée et ce avant même que ne soient disputées les autres rencontres. C’est bien l’essentiel pour un groupe qui a pour mission de décrocher le Graal de la Pro D2 au bout de l’exercice.
Cette position préférentielle, les Neversois l’ont confortée en s’imposant à Bergerac, tout en restant sous la menace d’un XV local sans doute moins bien armé mais pas moins volontaire.
Avant de trembler en toute fin de match face à des Dordognots qui échouèrent d’un rien dans leur désir de partager les points, les Usonistes firent l’admiration du nombreux public du stade Gaston-Simounet sur la première action.
Un essai de rêve
Hugues Bastide réceptionna le coup d’envoi et le cuir sortit rapidement de la mêlée ouverte. Derrière, tout fut limpide et la vélocité de Baptiste Chevalier en bout d’aile trouva prolongement intérieur avec les centres Paul Bosch et Horacio San Martin. Et lorsque Fa’atoina Autagavaia marqua sans opposition, le chronomètre affichait seulement la trente et unième seconde !
Thibault Duvallet transforma cet essai comme il le fit avec les deux suivants, le second étant signé Simeon Geldenhuys au sortir de trois mêlées consécutives lors desquelles le pack local, privé de son deuxième ligne Sallaberry, pris par la patrouille peu de temps avant, souffrit le martyre.
Les deux buts du bombardier bergeracois Boudot ne semblèrent pas peser lourd comparés au pactole visiteur, gonflé d’une pénalité de Duvallet avant la pause… ou presque. Presque parce que les locaux que l’on pensait abattus se refirent la cerise avant les citrons en réalisant l’enchaînement parfait pénaltouche-maul-essai. A 13-20, l’avenir des Aquitains parut un peu moins sombre.
Une dernière pénaltouche
Flairant le danger, Bertrand Aurignac et ses équipiers voulurent reprendre leurs distances. Seulement, deux pénaltouches cafouillées contrarièrent sérieusement leurs plans, tout en générant de l’envie côté adverse.
Un nouvel éclair d’Autagavaia permit à Sandile Nxumalo, opportuniste, de refroidir un temps la chaude ambiance de Gaston-Simounet. Celle-ci reprit de la vigueur quand, à l’heure de jeu, une nouvelle pénaltouche fut convertie en or par le talonneur Sisombath.
A sept minutes du terme, Duvallet sortit les locaux du bonus défensif sur sa troisième pénalité de la soirée. Mais le mal récurrent des Nivernais, bien cerné par les Dordognots, les fit craindre le ‘‘pire’’ lorsqu’une belle initiative de Chevalier fut gâchée par manque de soutien. Farmer, que Nevers connut jadis brillant sous le maillot de Strasbourg, renvoya l’alignement neversois au charbon à la 79e’. Une énième pénalité permit donc à Boudot de rattraper ce satané bonus (23-30).
Duvallet, excellent jusque-là, remit le feu dans son propre camp en tire-bouchonnant une chandelle. Heureusement, l’ailier Marty, une main endolorie depuis un bon bout de temps, échappa le cuir promis à une livraison express derrière la ligne.
Bergerac eut encore une dernière occasion lors d’une ultime pénaltouche mais celle-là, les Jaunets la défendirent bec et ongles.