Fédérale 1
Nevers-Limoges, 29-23
Un maîtrise pas encore totale
Nevers, samedi 18 octobre (Ovalien Dupré). _ Stade du Pré-Fleuri. Nevers bat Limoges, 29-23 (19-3). Évolution du score : 3-0 ; 3-3 ; 6-3 ; 9-3 ; 12-3 ; 19-3 ; 19-6 ; 26-6 ; 26-13 ; 29-13 ; 29-20 ; 29-23. Arbitre : François Bouzac (Alpes), assisté de Clément Lévy et Jean-Philippe Royer (Bourgogne). Soirée douce, pelouse en bon état, éclairage parfait, 4.500 spectateurs environ.
Pour Nevers : 2 essais Colombat (33e’), Bonvalot (50e’) ; 2 transformations et 5 pénalités (3e’, 12e’, 18e’, 31e’, 67e’) Duvallet. Carton blanc : Diotallevi (75e’).
Pour Limoges : 2 essais Faltrept (56e’), Biscay (71e’) ; 2 transformations et 3 pénalités (9e’, 45e’, 76e’) Fenner. Carton jaune : Samba (72e’).
Nevers : 15. Autagavaia ; 14. Naturaga Ratubuli, 13. San Martin, 12. Bosch (11. Bonvalot, m.-t.), 11. Bonvalot (22. Chevalier, m.-t.) ; 10. Duvallet, 9. Lanne-Petit ; 7. Wasserman, 8. Diotallevi, 6. Bastide (19. Vitale, 62e’) ; 5. Geldenhuys (18. Lombard, 79e’), 4. Aurignac (cap.) ; 3. Colati (23. Lakepa, 36e’), 2. Colombat (16. Bonet, 57e’), 1. Maury (17. Simonnet, 62e’). Entraîneur : Jean Anturville assisté de Guillaume Jan et Julio Cesar Garcia.
Limoges : 15. Fenner ; 14. Urjukashvili (22. Bernard, 79e’), 13. Gervais (cap.), 12. Rifleu (21. Dubois, 55e’), 11. Moulinjeune (12. Rifleu, 60e’) ; 10. Durcan, 9. Faltrept (20. Leite, 64e’); 7. Samba (19. Brachet, 79e’), 8. Biscay, 6. Chaouch (23. Martins, 44e’) ; 5. Samisoni, 4. Fabrègue ; 3. Seuteni (18. Fierro, 44e’), 2. Pautard (16. Viozelange, 62e’), 1. Pétin (17. Kazalikashvili, 51e’). Entraîneurs : Nicolas Escouteloup et Sébastien Bonnet.
Les joueurs de l’USO Nevers Rugby Plus ont signé un sixième succès consécutif, en écartant ceux de l’USA Limoges. Si les Neversois ont construit leur victoire avec patience et intelligence, au point de mener 26-6 à la 50e minute, ils ont failli voir leur construction s’écrouler en fin de rencontre, sous les coups de boutoir des Limougeauds. Le tout sous les yeux du président de la Fédération française de Rugby Pierre Camou et dans un Pré-Fleuri rempli de 4.500 spectateurs.
Duvallet, c’est le pied
Si les débats furent équilibrés au cours de la première période, la supériorité neversoise se fit jour dans plusieurs domaines. En défense, tout d’abord, où les attaques limougeaudes vinrent s’écraser invariablement. En touche, également, où Bertrand Aurignac et son alignement montrèrent un visage conquérant. A la main, bien entendu, mais surtout au pied, Thibault Duvallet ramenant sans cesse les visiteurs dans leur camp, là où il leur planta quatre pénalités en l’espace d’une demi-heure.
Dès que les joueurs de la Vienne furent réduits à quatorze (carton jaune à Samba), les Nivernais enfoncèrent un premier clou. Une touche d’Aurignac généra un énorme maul d’où surgit Jérémy Colombat pour inscrire le premier essai. Avec la continuité de Duvallet, la pause était atteinte sur le score de 19-3 qui en disait long, aussi, sur l’impuissance limougeaude.
La faïence craquelée
Cette lutte entre Faïenciers et Porcelainiers tourna encore plus à l’avantage des premiers nommés lorsque Stéphane Bonvalot déchira le rideau défensif adverse en conclusion d’une action où s’illustrèrent Colombat et Baptiste Chevalier. Même si Fenner avait doublé la mise pour ses couleurs, peu de temps auparavant, le tout, transformation de Duvallet incluse, ne laissait plus place au doute. A 26-6, l’affaire était pliée.
Ce fut pourtant le moment que choisirent les visiteurs pour inverser la tendance. L’excellent demi de mêlée Faltrept, déjà vu à son avantage la saison passée sous la tunique lilloise, se fit la valise pour aller marquer entre les perches. Avec la transfo de Fenner, Limoges venait de se rapprocher, un peu.
Duvallet trouva la cible à nouveau mais Limoges sentit Nevers faiblir et le collectif propulsa Biscay en terre promise pour un essai bonifié par Fenner. L’avance local fondant comme neige au soleil, elle se craquela plus encore lorsque Aurélien Diotallevi, averti, quitta ses coéquipiers jusqu’à la fin de la rencontre. Fenner fit rentrer les siens dans le bonus défensif et, sur le gong, botta une pénaltouche qui sema le doute dans les rangs azur et or. Heureusement, la défense neversoise consentit un dernier effort et évita à la maison jaune et bleue une cruelle désillusion.