Fédérale 1
Lille-Nevers, 15-21
Quand notre cœur fait Boon !
Villeneuve-d’Ascq, samedi 6 décembre (Ovalien Dupré). _ Stadium Lille Métropole. Nevers bat Lille, 21-15 (6-6). Évolution du score : 3-0 ; 3-3 ; 3-6 ; 6-6 ; 11-6 ; 11-9 ; 14-9 ; 14-12 ; 21-12 ; 21-15. Arbitre : Sylvain Jaymes (Béarn), assisté de Damien Vanhalst et Yvan Centelles (Flandres). Temps froid et sec (sauf trois minutes de crachin en début de match), pelouse un peu grasse, éclairage satisfaisant, 2.000 spectateurs environ.
Pour Lille : 5 pénalités Dilhan (26e’, 30e’, 53e’, 67e’, 78e’).
Pour Nevers : 2 essais Bonet (47e’), Bosch (74e’) ; 1 transformation Vuillemin (74e’) ; 3 pénalités Duvallet (2e’, 37e’), Vuillemin (59e’). Carton blanc : Wasserman (52e’).
Lille : 15. Sylvain Romain ; 14. Kandé, 13. Klur, 12. Florian Romain, 11. Ralago ; 10. Dilhan, 9. Lancelle (20. Buchel, 78e’) ; 7. Baumont, 8. Leblon (cap.) (18. Lefebvre, 69e’), 6. Chkhaidze (19. Justums, 65e’); 5. Pierre, 4. August ; 3. Pretkowski (23. Jadot, 59e’), 2. Dienst (16. Whitehall, 75e’), 1. Maumus (17. Garcia, m.-t.). Entraîneurs : Richard Crespy, Morgan Turinui et Yann Defives.
Nevers : 15. Autagavaia ; 14. Chevalier (22. Derrieux, 61e’), 13. San Martin, 12. Bosch, 11. Bonvalot ; 10. Duvallet (21. Vuillemin, 57e’), 9. Viazzo (20. Nxumalo, 79e’) ; 7. Wasserman (19. Geldenhuys, 63e’), 8. Bastide, 6. Vitale ; 5. Praud, 4. Aurignac (cap.) (18. Carpentier, 33e’) ; 3. Gilardon Paz (23. Lakepa, 68e’), 2. Bonet (16. Stolz, 53e’), 1. Maury (17. Neel, m.-t.). Entraîneur : Jean Anturville assisté de Guillaume Jan et Julio Cesar Garcia.
L’USO Nevers Rugby Plus a franchi avec brio le premier des trois cols hors catégorie que le calendrier à hérissé sur sa route du retour. Samedi soir dans le magnifique Stadium de Villeneuve-d’Ascq et sa célèbre piste d’athlétisme bleue, les Jaunets ont fini par faire plier des Lillois terriblement accrocheurs.
Thibault Duvallet fut le premier à faire mouche, concrétisant une bonne entame des siens. Mais si un feu d’artifice tiré non loin de là, pétarada de toute son énergie, la rencontre peina à trouver son rythme. Chaque camp se volant le ballon, dans l’alignement, dans les rucks, au placage, rien, ou presque ne fut marqué avant la demi-heure. Seule une nervosité de Tomas Gilardon Paz, au relevé d’une mêlée pourtant favorable à Nevers permit au pied de l’ouvreur Dilhan de montrer sa précision.
Bonet récompensé
La fin de cette période initiale vit un échange d’amabilité entre Dilhan et Duvallet donnant une logique parité au score aux citrons. Une mi-temps qui avait vu Bertrand Aurignac, touché à une jambe, et Anthony Maury, durement secoué, quitter leurs coéquipiers.
Au retour des vestiaires, le combat demeura intense. Alors qu’un ruck donna lieu à une rude bataille, Baptiste Chevalier récupéra l’ovale pour filer le long de la ligne. Un relais d’Hugues Bastide puis de Fa’atoina Autagavaïa ouvrit une brèche dans la défense des Ch’tis. Duvallet adressa une passe au pied dont le rebond capricieux fut difficilement capté par Stéphane Bonvalot. Qui se mua en passeur décisif pour l’inépuisable William Bonet, accouru en soutien.
Si Duvallet ne transforma pas, cet essai sema le doute dans le camp local. Mais ce dernier fut bien vite remis en selle, dès qu’il se retrouva à un de plus (carton blanc à Johan Wasserman).
Entretenu par la botte de Dilhan mais aussi par celle de Vuillemin, entré à l’ouverture à la 57e minute, l’écart resta ténu (14-12, 67e’).
Dilhan échoue, Bosch en profite
A un peu moins de dix minutes du terme, Lille imposa un maul destructeur à la défense visiteuse. La pénalité tomba, inévitable. Mais les perches se dérobèrent au cuir botté par Dilhan. La victoire venait de choisir son camp car quasiment dans la foulée, Rudy Derrieux déchira le rideau défensif lillois et offrit à Paul Bosch le bonheur de plonger dans l’en-but. Bonifié par Vuillemin, ce second essai des Jaunets leur assura la victoire… un temps encore contestée par Dilhan et ses potes.
Si le drop de Vuillemin, à la 79e’, passa sous la barre, le pied de Dilhan renvoya les débats face à une touche dans le camp neversois. Pour le plus grand plaisir de toute la maison azur et or, Clément Praud s’appropria cet ultime lancer et Bastide fila un grand coup de pompe dans la gonfle, déclenchant l’allégresse nivernaise.