Fédérale 1
Lormont-Nevers, 15-36
Un bourgogne plus fruité
Lormont, dimanche 15 février (Ovalien Dupré). _ Stade Jules-Ladoumègue. Nevers bat Lormont, 36-15 (22-6). Évolution du score : 0-3 ; 7-3 ; 14-3 ; 17-3 ; 17-6 ; 22-6 ; 22-9 ; 29-9 ; 29-12 ; 29-15 ; 36-15. Arbitre : Fabien Soucaret (Midi-Pyrénées), assisté de Marc Dos Santos et Christophe Malterre (Côte d’Argent). Temps nuageux et frais, pelouse un peu grasse mais en bon état, 300 spectateurs environ.
Pour Lormont : 4 pénalités Tristan Roussillon (30e’, 43e’, 57e’, 61e’) ; 1 drop Ferreres (3e’). Carton blanc : Aisake (52e’).
Pour Nevers : 5 essais Autagavaia (6e’), Naturaga (8e’, 44e’), Stolz (37e’), Maya (71e’) ; 4 transformations Vuillemin (6e’, 8e’, 44e’), Duvallet (71e’) ; 1 pénalité Vuillemin (20e’) ; Carton blanc : Aurignac (42e’).
Lormont : 15. Ferreres ; 14. Benoît Rouhet, 13. Denolet, 12. Ferrero, 11. Pagatelle ; 10. Tristan Roussillon, 9. Deguin (21. Durieux, 49e’) ; 7. Dinga, 8. Ley, 6. Forgues (cap.) (19. Lafforgue, 63e’) ; 5. Aisake, 4. Peters (18. Persico, 63e’) ; 3. Ninidze (1. Olivier Rouhet, 77e’), 2. Guerrero (16. Hugues, 62e’), 1. Olivier Rouhet (23. Barriusso, 47e’). Entraîneurs : Florent Torregaray et Grégoire Yachvili.
Nevers : 15. Autagavaia ; 14. Maya, 13. San Martin, 12. Derrieux (22. Galopin, 70e’), 11. Naturaga ; 10. Vuillemin (21. Duvallet, 36e’-44e’ ; 62e’), 9. Viazzo (20. Lanne-Petit, 55e’) ; 7. Wassermann (19. Pécrix, 57e’) , 8. Geldenhuys, 6. Vitale ; 5. Carpentier (18. Praud, 60e’), 4. Aurignac (cap.) ; 3. Maury (23. Lakepa, 51e’), 2. Stolz (16. Colombat, 51e’), 1. Vaudaine (17. Simonnet, 70e’). Entraîneur : Jean Anturville assisté de Guillaume Jan et Julio Cesar Garcia.
L’USO Nevers Rugby Plus, assurée de terminer première de la poule 1 de Fédérale 1 depuis son succès à Limoges, la semaine précédente, a assumé son statut en s’imposant nettement dans le Bordelais. Même si les Lormontais eurent le mérite de s’accrocher, la victoire bonifiée des Bourguignons se dessina rapidement et trouva confirmation au bout d’une deuxième période un peu moins maîtrisée mais gagnée, elle aussi.
Si Lormont fut le plus prompt à solliciter le tableau d’affichage, l’arrière Ferreres trouvant la cible sur un coup de pied tombé dès la 3e’, on sut très vite qui était Raoul !
Une mêlée à cinq mètres de l’en-but local envoya Fa’atoina Autagavaia à dame, trois minutes plus tard. Dans la foulée, un cuir bien travaillé par Bertrand Aurignac sollicita la cavalerie neversoise et Donasio Ratubuli Natugara se trouva à la conclusion de ce mouvement d’envergure. Comme Nicolas Vuillemin bonifia ces deux essais puis ajouta une pénalité, les supporters azur et or purent déjà chanter leur bonheur renouvelé.
Le pied droit de Tristan Roussillon trouva la cible une première fois mais ce furent encore les Jaunets qui enfoncèrent le clou, Rémi Stolz et le pack convertissant une pénaltouche derrière la ligne.
Réaction lormontaise
Le bonus offensif en poche aux citrons, les Usonistes perdirent bêtement Aurignac pour dix minutes et encaissèrent un nouveau but de Roussillon. Une percée d’Autagavaia sur l’aile droite sema, ensuite, la panique dans la défense girondine. L’action se termina sur l’autre aile par un doublé de Naturaga. En coin, Vuillemin ne trembla pas pour transformer.
Alors que les changements meublèrent l’ordinaire un moment, un regain de vivacité des Lormontais les fit recoller à 29-15, Roussillon se montrant toujours aussi précis dans son rôle d’artificier.
Précieux Vitale
Comme ils l’avaient fait à plusieurs reprises en première période, les Usonistes appuyèrent à nouveau sur l’accélérateur, soulignant toute la différence existant entre le leader et le dernier de la classe. Si Geoffrey Lanne-Petit échappa, sur un placage adverse, un ballon d’essai, une combinaison maison ouvrit les portes de la défense locale pour Viliame Maya. Thibault Duvallet transforma le cinquième et dernier essai des siens.
Lormont profita des dix minutes qui restaient pour tenter un baroud d’honneur mais dans cet exercice aussi, à l’image d’un Mariano Vitale véritable sangsue de l’ovale et sécateur défensif, les Jaunets ne craquèrent jamais.