Fédérale 1
Libourne-Nevers, 14-17
Comme un avertissement
Libourne, samedi 7 mars (Ovalien Dupré). _ Stade Jean-Antoine-Moueix. Nevers bat Libourne, 17-14 (17-6). Évolution du score : 3-0 ; 10-0 ; 17-3 ; 17-6 ; 17-11 ; 17-14. Arbitre : Vivien Praderie (Côte basque-Landes), assisté de Frédéric Vergnaud et Martial Marquie (Côte d’Argent). Temps doux, éclairage insuffisant, pelouse très souple, 1.500 spectateurs environ.
Pour Libourne : 1 essai Granier (52e’) ; 3 pénalités Guénin (35e’, 45e’, 67e’). Cartons blancs : Granier (23e’) et Mené (40e’).
Pour Nevers : 2 essais Maya (28e’), Geldenhuys (40e’ + 3) ; 2 transformations et 1 pénalité (4e’) Duvallet. Cartons blancs : Colombat (23e’) et Salavea (53e’).
Libourne : 15. Ouchène; 14. Grimaud (cap.), 13. Gélade, 12. Crabol, 11. Ryder ; 10. Guénin, 9. Clarac (21. Labarère, 67e’) ; 7. Rongieras, 8. Williamson, 6. Bernard (19. Ghaouti, 22e’-30e’ ; 61e’) ; 5. Vervoort, 4. Mené (18. Kurka, 61e’) ; 3. Ryan, 2. Granier (17. Dubernet, 23e’-33e’ ; 16. Soulat, 75e’), 1. Correia (17. Dubernet, 61e’). Entraîneurs : David Banquet assisté de Xavier Pierre et Gilles Fredou.
Nevers : 15. Smales (22. Derrieux, 64e’) ; 14. Maya, 13. San Martin, 12. Bosch (22. Derrieux, 51e’ ; 21. Vuillemin, 57e’), 11. Bonvalot ; 10. Duvallet, 9. Viazzo ; 7. Wasserman (19. Vitale, 67e’), 8. Geldenhuys, 6. Salavea ((18. Carpentier, 69e’) ; 5. Praud, 4. Aurignac (cap.) ; 3. Gilardon Paz (23. Lakepa, 46e’), 2. Colombat (16. Stolz, 23e’-33e’ ; 64e’), 1. Maury (17. Vaudaine, 46e’). Entraîneur : Jean Anturville assisté de Guillaume Jan et Julio Cesar Garcia.
Le XV de l’USO Nevers Rugby Plus, à force de tout gagner, avait presque fait oublier qu’un succès loin de ses bases ressemble souvent à un chemin de croix. Sur la lourde pelouse libournaise, les Neversois ont certes signé une dix-septième victoire de rang mais qu’elle fut pénible à réaliser !
Aiguillonnés par une éventuelle remontée de Bobigny qui, un peu plus tôt dans la journée, était revenu sur leurs talons à la faveur d’un bonus offensif décroché devant Limoges, les Girondins entamèrent les débats le couteau entre les dents. Avec l’obligation de mettre en caisse au moins un point et, de la sorte, se garantir un nouvel exercice en Fédérale 1 la saison prochaine.
Dans des conditions climatiques dignes des phases finales, l’état de l’aire de jeu mis à part, les Jaunets allaient vivre quatre-vingts minutes intenses, les quarante dernières en souffrance.
Bien partis…
Comme prévu, la rencontre démarra sur des bases élevées. La première salve neversoise déboucha sur l’unique pénalité convertie par Thibault Duvallet. Les contres nivernais succédèrent aux offensives girondines et la forteresse locale vacilla lorsqu’au sortir d’une mêlée, Viliame Maya termina le travail en coin. Duvallet ajouta deux unités à l’essai de son ailier droit.
Si l’ouvreur Guénin réduisit un peu l’écart en réussissant un but à la 37e’, un exploit de Paul Bosch, deux minutes plus tard, fut à l’origine du second essai des Jaunets. Le centre sud-africain réussit le tour de force de renverser le troisième ligne centre bulldozer Williamson, de récupérer le cuir pour ses troupes qui l’envoyèrent prestement à l’opposé de cette action, sur l’aile où Stéphane Bonvalot créait le danger à chaque opportunité. Nevers joua dans la foulée une pénaltouche qui coûta dix minutes de frigo au bouillant Mené. A un de plus, le collectif azur et or choisit la mêlée à cinq mètres et Siméon Geldenhuys alla en force derrière la ligne.
Les deux unités supplémentaires de la transformation de Duvallet en poche, les Usonistes regagnèrent les vestiaires avec un joli matelas (17-3).
Deuxième période manquée
S’endormirent-ils sur ledit matelas ? Peut-être pas totalement car il fallut bien rester éveiller pour ne pas exploser sous les coups de dynamite des Libournais. Stimulés par une pénalité de Guénin et ragaillardis par le retour de Mené, ils poussèrent les Jaunets à la faute. Sans Manaïa Salavea, sanctionné d’un carton blanc, ces derniers furent emportés par le pack aquitain expert dans l’exercice des mauls portés.
Face à des Nivernais soudain aphones et incapables d’inscrire le moindre point lors de ce second acte, les locaux, déjà dans les clous du précieux bonus défensif, se mirent à rêver à l’exploit. D’autant qu’à un quart d’heure de la fin, le pied de Guénin les ramena à trois petites longueurs !
La volonté des locaux fut malgré tout annihilée par les Nivernais qui conservèrent cette mince avance jusqu’au bout et, par la même occasion, leur invincibilité dans le présent championnat. La difficulté avec laquelle ils parvinrent à se dépêtrer du piège libournais, leur aura surement rappelé à quel point il leur faudra être fort pour espérer toucher au Graal de la Pro D2.