Massy-pas les autres... a écrit :Eh ben voilà, c’est fait et bien fêté. J’émerge doucement des brumes de cette nuit de 3ème mi-temps, je viens de lire les messages sur le site et la presse du jour. Il fallait soit avoir la capacité d’enchaîner courte nuit et journée de travail, soit être homme de bien peu de foi et ne pas poser son lundi de peur de ruminer toute la journée une atroce désillusion sportive… Que c’est beau un lundi d'été pluvieux avec de si belles étoiles au fond de nos yeux.
Alors à penser à la journée d’hier, les premiers mots qui me viennent, Sergio21 les a écrit avant moi : « Avant toute chose, je tiens à féliciter, certainement de la part de tous les massicois présents au stade, l'attitude des supporters Lillois! Quelle leçon d'humanisme! On s'est croisé, le regard inquiet alternativement selon l'évolution du score, on s'est sérré virilement lorsque l'un voyait que cela devenait trop dur pour l'autre, pour "l'adversaire " du jour, et,enfin, on a pu s'embrasser à la fin, lorsque la sentence fut tombée et que nos larmes de joie se sont mélées à leurs larmes de tristesse!
Chapeau!! quand l'intelligence fait ami avec l'humilité et le sens aigu de "l'humain"........ ca donne les Supporters Lillois! ». Pour ceux qui croiraient qu’il ne s’agit que de messages polis ou politiquement corrects envers les supporters d’un très valeureux adversaire, eh bien allez voir jouer les Lillois la saison prochaine et vous comprendrez. Leur capacité à porter leur équipe pendant 80 minutes, le message du Diablo au micro en fin de match, la solidarité sur le terrain entre supporters et joueurs essayant de retrouver leur souffle et leurs esprits après un final asphyxiant, les bières échangées lors de l’après match, la découverte des hommes avec lesquels on s’écrit ces messages et se balance ces vannes toute l’année sans se connaître encore et avec lesquels on serait bien resté quelques heures de plus. Merci Bruno1 pour ton humour pétillant, bonne route La Cantine pour ton après-rugby, chaleureuses salutations à ceux qui sont resté à Lille pour fêter les Mamans ! RV dans deux ans en Pro D2 si tout se passe bien pour nos 2 clubs jusque-là.
Bon sur le match que dire ? No guts no glory (pas de tripes pas de gloire) ce sont bizarrement des mots anglais (probablement à cause des arabesques de Scarbrough sur son fulgurant essai de la 60ème) qui me viennent à l’esprit en repensant à ce suspens insupportable, du même calibre que lors des trois autres confrontations de la saison entre ces deux belles équipes. Un match qui s’est gagné sur l’envie, sur une rage accumulée pendant 12 mois de frustration depuis une certaine 93ème minute enfin exorcisée, sur l'expérience tirée de cette défaite. Le staff affirme que c’est le pire match de la saison pour les bleu et noir. Et pourtant c’est celui qui nous a envoyés tutoyer les anges vers quatre heure et demie. On avait beau se dire que la victoire après ces deux années était du ressort de la justice, tout le monde sait bien qu’en matière de sport, et surtout du nôtre, cela n’existe pas, les rebonds du ballon sont bien trop capricieux pour cela. Mais quel partie pour les supporters, quel scénario hitchcokien ! Le capitaine emblématique qui sort, la bouche en vrac après seulement 5 minutes ; la figure de proue de la première ligne qui s’échappe sur 40 mètres pour planter un essai décisif et qui se claque pratiquement au moment d’aplatir, finissant poussé en touche à un mètre de la ligne ; les deux cartons récoltés qui font jouer face à une équipe lilloise en pleine révolte à 13 contre 15. Et donc ce final de feu, porté par une première ligne avec deux piliers qui, pour la première fois de la saison ont fait leurs 80 minutes sans remplacement. De ceux du début des années 1970 que je regardais quand j’étais gamin, à ceux qui au milieu des années 80 ont perdu un match d’accession en groupe B, jusqu’à ceux qui étaient de l’aventure périgourdine, avec tout ce que nous étions comme anciens joueurs de première ligne massicois à pousser dans les tribunes, c’est sûr qu’on ne pouvait que finir en beauté cette série époustouflante de mêlées avant que Moli ne s’arrache pour nous libérer. Combien de fois on en a rêvé, depuis qu’on ne joue plus, de ce moment de jouissance unique que représente l’impression de pousser contre un mur jusqu’à ce qu’on parvienne à le fissurer et à faire s’ouvrir parfois… les portes du paradis ? :8
Restera dans l’histoire de cette équipe victorieuse le débat réitéré depuis 2 saisons sur le fait de savoir s’il faut prendre les points au pied quand ils se présentent. C’était vrai hélas pour le match aller contre Périgueux. Ce fut faux au retour puisque c’est le 2ème essai joué rapidement à la main qui avait débouché sur un retournement de situation. Ce fut faux également dimanche dernier à Lille, mais il s’agissait d’un bras cassé. Et, cerise sur le gâteau, c’est ce qui a permis hier dans les dernières minutes d’avoir le cœur de jouer le tout pour le tout dans cette série interminable de mêlées qui aura fait baculer le match. Ce qui s’appelle avoir de la suite dans les idées… 8) Et donc voilà, c’est bel et bien fini, nos cris de joie ont fait vibrer tout Massy du grand ensemble au quartier de Villaine. Fini d’être hantés par les images de ces milliers de supporters périgourdins, les bras levés à hurler leur joie en voyant une pénalité passer leur donnant une victoire à laquelle ils ne croyaient plus depuis plusieurs minutes. Désormais, ce sont les souvenirs de nos larmes de bonheur
, toutes générations confondues, qui vont nous bercer après nos dimanches de rugby.
Massicois4life l’a écrit il y a quelques jours pour nous tous : « on ne trouve pas les mots pour dire combien on aime ce club ». Oui j’ai adoré retrouver dimanche une dizaine de copains du temps de l’école primaire qui avait poussé fin des années 60 dans un quartier qui n’avait ni âme ni histoire, quand le prédécesseur du grand Gazon, l’estimé Jacques Chagnaud, est venu me faire découvrir un sport à l’école, alors que je ne connaisais même pas le mot « rugby ». J’ai adoré pouvoir communier hier soir avec tant de dirigeants de l’époque, qui nous ont accompagné tout au long de notre vie. J’ai adoré pouvoir chambrer Roro une fois de plus, notre mégère préférée et dévouée, elle la première femme à avoir été présidente d’un club de rugby dans le pays. J’ai adoré retrouver le talonneur du club idole de mon enfance, Chardos, monté pour l’occasion de son midi d’adoption. J’ai adoré revoir pour la première fois un coéquipier de l’équipe junior perdu de vue fois depuis 25 ans. Et que dire de la première réapparition depuis son « exil » professionnel à La Réunion de Steve, qui a également fait le grand voyage uniquement pour assister à ce match de son ancienne équipe… On sait bien à Massy qu’on n’a pas le privilège de ces liens affectifs inter-générationnels qui forgent les grandes amitiés de notre sport pour lequel la transmission est si importante. Mais il fallait voir les sourires féminins s’épanouir dans les tribunes lorsqu’avant le match les gamins ont déployé la plus belle banderole de la journée pour souhaiter « bonne fête à toutes les Mamans ». J’ai eu l’occasion hier soir de faire connaissance avec les parents de quelques joueurs arrivés cette année à Massy. Il fallait voir leurs yeux briller du bonheur de ce que vivent ici leurs rejetons. Et ce n’est pas qu’affaire de victoire et de temps de jeu. Comme l’écrit superbement Guillaume Cyprien – dont la prose témoigne qu’il a su saisir ce qui fait la richesse de l’esprit massicois - dans son article du jour du Midol : « Ce qu’ils ont fait là est l’ode véritable au rugby phantasmatique des valeurs familiales. Quel promu s’est déjà hissé dans la division du Pro D2 en présentant un taux de 60% de types formés au club ? Aucun. L’affaire est unique (…) ». Oui, c’est certain qu’on est fier à Massy de notre école de rugby ; fier de la chance et des opportunités qu’elle a procuré à une vingtaine de joueurs devenus professionnels ; fier des dizaines d'internationaux donnés aux équipes de plus ou moins jeunes ; fier des générations de joueurs qui ont pu grandir en goûtant aux joies de l’Ovalie ; fier de compter dans notre équipe autant de joueurs issus du sérail ; fier de la qualité des éducateurs de notre EDR ; fier de savoir adopter si facilement de nouveaux membres de la famille, qu’ils proviennent des contrées orageuses du sud ]:D ou de pays plus lointains. La réussite du modèle de développement massicois c’est aussi la greffe réussie sur des racines saines et pas seulement la production d’origine contrôlée. C'est le succès de l'implantation d'un Viktor enraciné à Massy depuis désormais près de 10 ans, la gestion d'équipe qui n'appartient qu'à lui d'un Jeff Dubois biberonné de tradition familiale remplie de valeur humaine et de formation qui en font un meneur d'hommes hors du commun. Et si les efforts admirables de dirigeants bénévoles, nous permettent d’avoir un budget qui devrait autoriser nos espoirs en l’avenir, il est notoire qu’il n’y a pas de mercenaires à Massy, nos moyens ne le permettraient d’ailleurs pas. Pas non plus, comme l’a écrit un critique sûrement jaloux, de club pompant les finances communales qui le tiendraient à bout de bras. Le maire parle dans le Midol d’une subvention de 400.000 euros l’an prochain, soit 40.000 de plus que cette saison, ce qui représentera environ 10% du budget du RCME…
Bon et bien maintenant qu’on l’a voulu et qu’ils l’ont fait, on sait bien que ce qui nous attend est difficile. Mais quel bonheur de pouvoir le croquer l’an prochain à pleines dents… On n'a pas fini de danser le tango de Massy-Palaiseau.
[size=24]ALLEZ MASSY !!!! ALLEZ MASSY !!!! ALLEZ MASSY !!!![/size]
Bravo mon ami pour cette analyse de notre club , j'espere seulement que le public reviendras au stade le voir plein comme une huitre et chaviré de bonheur est une vraie jouissance esperont que ce public seras la meme par grand froid et si il y as des moments difficiles mais bon nous on est tous derriére nos joueurs et nos couleurs , il faudrait peu etre faire un club des supporters ?? pour federé toute ces personnes pour prendre une nouvelle dimenssion car les chants de Lille etais trés emouvant