Pro D2

Le DIC

#1

  • naja
  • Membre
  • 28/03/2005
  • Msg : 41

Quelques infos : Le vote du report de la suppression du DIC de six mois par le Sénat (acté en juin 2010 au lieu de décembre 2009), vendredi, n’a pas calmé la fronde du monde du rugby professionnel. Samedi, les présidents des clubs du Top 14 et de Pro D2 se sont réunis dans un hôtel à Toulouse en marge de la rencontre France-Afrique du Sud pour évoquer la disparition du DIC un an avant la fin des accords, prévue pour 2011. L'Union des clubs professionnels (UCPR) va demander la convocation d'une assemblée générale extraordinaire de la Ligue nationale (LNR) au sujet de la suppression du droit à l'image collectif (DIC), a indiqué le président de l'UCPR, Marcel Martin. Cette décision a été prise au cours d'une réunion de l'UCPR « prévue de longue date. Dix-sept clubs (sur trente) étaient présents. Nous avons décidé de demander la convocation d'une Assemblée générale extraordinaire, possible lorsqu'un tiers des clubs la demande ». Il y a deux semaines, Mourad Boudjellal, le président de Toulon, évoquait des « actions sans limite ». Depuis, la grogne n’a pas diminué dans les rangs des clubs professionnels qui se préparent à réaliser des actions d’envergure. Et ce dès la prochaine journée de Top 14 et de Pro D2. Pierre-Yves Revol, le président de la Ligue nationale de rugby, se prépare lui aussi à cette éventualité. « On va suivre la suite du feuilleton parlementaire, a-t-il déclaré au micro de RMC. Il sera peut-être difficile d’infléchir le cours des choses. J’écouterai tous les clubs réunis en assemblée générale. On prendra les mesures qui nous semblent devoir être prises. Je crois qu’il est légitime que les uns et les autres fassent valoir leurs positions, leurs sentiments et leurs inquiétudes devant la suppression des règles du jeu actées en 2008. » Un mouvement de grève est évoqué. Reste à connaître la position du syndicat des joueurs qui pourrait suivre la volonté des présidents. « Les clubs doivent d’abord s’exprimer et analyser la situation dans les jours qui viennent, poursuit Pierre-Yves Revol. Une décision extrême de ce type doit être mûrement réfléchie. Elle peut avoir des inconvénients significatifs pour le rugby. Je ne parle même pas de problèmes de calendrier mais de soucis économiques. Mais si cette décision doit être débattue, pourquoi ne pas le faire ? La situation est suffisamment importante pour que tous les avis soient écoutés. L’important, c’est que les clubs prennent une décision de façon convergente avec le soutien de la Ligue. » Les actes devraient se confirmer durant la semaine. Après avoir lu un texte et affiché des banderoles lors de la dernière journée, le Top 14 et la Pro D2 pourraient passer à la vitesse supérieure. La trêve n’aura pas été de tout repos.

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