Je ne sais pas si c'est tout à fait la place pour ce message mais... "Dimanche dernier, une équipe de France 3 est venu immortaliser le match des anciens de l'OM Rugby et certaines images ont été diffusées jeudi soir, lors du 19/20 national. Pourquoi ? Parce que l'an dernier, sur cette pelouse du stade Defrance, avait pris part à la fête Hervé Ghesquière, otage en Afghanistan depuis maintenant quatre mois. L'un de ses vieux copains, Didier Cottenies, a incité les membres de l'OM à signer la pétition de Reporters sans frontières. « Ça n'a rien de glorieux, mais que faire ? », questionne l'ancien président du club. Ce week-end, le patron de France Télévisions, Patrick de Carolis, était à Bagdad. Une manière comme une autre de montrer que Stéphane Taponier, Hervé Ghesquière et leurs trois accompagnateurs ne sont pas oubliés. Prisonniers d'un groupe taliban depuis plus de quatre mois, les deux journalistes de France 3 font l'objet, ces dernières semaines, de nombreuses manifestations de soutien. Mercredi, Florence Aubenas, la marraine du comité de soutien, a ainsi présenté des bracelets bleus, en tissu, marqués des mots « libérezles.net », le site Internet spécialement créé. À Marcq, l'ancien président du club de rugby, Didier Cottenies, ami personnel d'Hervé Ghesquière, s'est lui aussi demandé que faire. « On est impuissants, comme des cons ici. On aimerait faire quelque chose, explique-t-il. Alors, fin mars, j'ai cherché où je pouvais mettre une petite signature et je suis tombé sur le site de Reporters sans frontières (RSF) ». Le Marcquois y a apposé sa signature électronique, puis fait circuler l'info dans son « carnet d'adresses ». « Si ça fait parler plus d'Hervé, c'est bien. Ça n'a pas plus d'ambition que ça. Ça n'a rien de glorieux, ni de polémique d'ailleurs. Les rapports entre RSF et le gouvernement, je ne les connais pas. » Voilà longtemps que Didier Cottenies et le journaliste marcquois se connaissent. « Depuis l'âge de 11 ans... et j'en ai maintenant 47 ! On a été à l'école ensemble, au collège et au lycée. Où ça ? Au lycée de Marcq, qui ne s'appelait pas encore Kernanec à l'époque. » Et les deux gaillards ont aussi pratiqué le rugby pendant toute leur jeunesse à l'OM rugby. « Hervé, lui, a arrêté vers 24-25 ans quand il a dû partir pour ses études ». Ce qui ne l'empêche de revenir de temps en temps comme l'an dernier, pour la rencontre des « vieilles gloires » : « Ce match des anciens, c'est plus folklorique qu'autre chose, mais il était venu et on s'était bien amusés ». Logique donc qu'une équipe de France 3 vienne prendre quelques images et recueillir des témoignages, dimanche dernier. « Je viens de recevoir un mail d'un notaire que je connais dans le cadre de mon travail et qui a vu le reportage de jeudi soir, au journal télévisé. Il m'écrit : "Bravo pour la démarche, c'est super !" » Super de continuer de parler des deux journalistes français. Et notamment du Marcquois. « Cette initiative n'a rien d'extraordinaire », souhaite quand même préciser Didier Cottenies, qui avait envoyé en fin d'année dernière un SMS à son copain pour lui souhaiter un joyeux Noël : « Il m'avait répondu qu'il était en Afghanistan pour un mois. Quand on a appris que deux journalistes étaient retenus en otage, j'ai tout de suite pensé à lui. Je lui ai renvoyé un SMS. Il ne m'a pas répondu »... "