interview OF : on apprend que Hugo est blessé, comme Curtis
et pas de Chamers de retour). On va manquer de Centres !!!
Jean-Noël Spitzer, la défaite face à Carcassonne (37-10) est-elle lourde à encaisser ?
Oui mais c’est une défaite logique. On a été pris. Pas sur l’entame de match où l’on aurait pu scorer mais on n’a pas su le faire. On a eu vraiment un gros temps fort en début de match où l’on est à deux mètres de l’en-but et où l’on perd le ballon… Mais ils ont mis beaucoup d’intensité dans les duels et ont été constamment dans l’avancée, l’initiative. Le score a enflé assez logiquement.
On a eu l’impression de voir une équipe assez apathique…
Non, c’était un match de très bon niveau, à forte intensité. Carcassonne a été nettement meilleur que nous là-dessus et on n’a pas réussi à s’en sortir. Je pensais trouver des solutions à la mi-temps mais on ne les a pas trouvées. On score mais on refait un en-avant derrière…
Ils vous ont pris notamment dans l’impact, attendez-vous une réaction face à Biarritz ?
Oui. On n’a pas été surpris car je m’attendais à ce qu’au final, on se prenne une tarte dans la gueule… Je ne suis pas surpris. Je pense que c’était un retour à la dure réalité du championnat. C’est ce que je craignais et ce qui est arrivé. Je ne suis pas réellement déçu car je m’attendais à ce type de scénario et je savais que Carcassonne allait se préparer pour son premier match à la maison.
Biarritz, qui sort d’une défaite à Aurillac, c’est aussi une équipe en réhabilitation…
Je n’en sais rien. Je n’ai pas regardé Biarritz, je m’en fiche. Pour nous, il est clair qu’il faut qu’on soit bien plus dans les standards du championnat au niveau du jeu au contact. Quelqu’un m’a demandé à la fin du match si jouer deux fois Rouen avait été une bonne préparation, mais ce n’est pas de la faute de Rouen si on s’est fait déglinguer à Carcassonne. On s’est fait déglinguer à la régulière et il faut être bien meilleur, notamment sur le jeu au contact.
Les joueurs en étaient conscients ?
Oui, je pense que les joueurs en étaient conscients. Ils sont un peu comme moi, ils savent qu’au fond d’eux, il y avait cette possibilité de prendre la réalité du championnat en face. Je pense que l’on a pris la réalité du championnat en pleine face. La page est tournée, il faut se remettre la tête dans le championnat de Pro D2, qui est un championnat avec des hauts et des bas.
C’est peut-être un mal pour un bien…
On verra. De toute façon, toutes les équipes prennent des tartes dans la gueule. Même les meilleures ne sont pas à l’abri d’en prendre… Lorsque l’on voit ce qu’a vécu Mont-de-Marsan, prendre 40 points à domicile, c’est quelque chose que l’on n’a jamais vécu en trois ans et j’espère que ça ne nous arrivera pas. Mais on a pris notre compte de fessées à l’extérieur, comme tout le monde. J’avais envoyé une équipe expérimentée, j’aurais aimé que l’on ait une réponse sur la deuxième mi-temps.
Y aura-t-il des changements dans l’équipe qui affrontera Biarritz ?
Oui. Là, il faut voir du monde. C’était prévu, je reste sur ça car il n’y a pas le feu. C’est important d’utiliser l’effectif, de mobiliser un maximum de joueurs. C’est ce qui permet de traverser la saison. En ce moment, on a quand même beaucoup de blessés (Curtis, Hugo, Chalmers, Vulivuli, Cramond, Hickes, Vosawai, Holder, Rabut). Même un peu trop par rapport à ce que l’on doit accepter dans la gestion de l’effectif. Il faut que l’on fasse attention et que l’on se fasse violence car, sur certains postes, on a atteint la limite (au niveau des centres et des 2e et 3e lignes notamment).
L’année dernière, vous aviez ramené une victoire d’un point en pratiquant un jeu flamboyant…
Oui mais là, on parle d’une fin de saison qui représente, pour moi, un épiphénomène et qui ne correspond pas aux standards du club, ni aux standards de l’équipe. Je n’ai pas envie de parler du dernier match à Biarritz. On surfait sur une vague ultra-dynamique, on aurait pu se jeter le ballon à la tête, on l’aurait rattrapé… La réalité, ce n’est pas ça. La réalité, c’est plus conforme à ce que l’on a vécu au creux de l’hiver ou en début de saison dernière. Aujourd’hui, on a des standards à l’entraînement, des standards de jeu, d’attitudes et il faut y être. Pour le moment, on n’y est que ponctuellement, pas assez.