Tous les jours je prends connaissance des échanges sur l’organisation de Division intermédiaire - Fédérale 1. J’y vois de jolies passes d’armes ; des visions globales intelligemment tournées ; des visions plus partisanes enflammées par la passion. Je n’ai pas d’avis tranché sur la question. C’est un peu confus dans ma tête et les mots pour exprimer ce que je ressens n’arrivent point aisément.
Bernard pose régulièrement la question des espoirs, question fondamentale à mon sens, ses jeunes représentant l’avenir des équipes de Féd1, Intermédiaire voire professionnelles. Qu’en serait il avec la création d’une division intermédiaire. Question d’autant plus pertinente, que pour les 48 clubs (on oublie les 60 ?) de la Féd1 les espoirs sont couplés avec la 1 (Ah quel bonheur de retrouver des lever de rideau) alors que pour la division intermédiaire les niveaux sont disparates et les déplacements pas anodins. Alors retour à une vraie réserve ? Et à des championnats de moins de 20 (moins de 19 ?) sur deux - trois niveaux avec des 1ères phases régionales (géographiques) et des phases finales nationales ?
La division intermédiaire ? A 12 clubs ? 14 ? 16 ? Combien de montées ? de descentes ? Je crains que ce championnat devienne routinier (pas plus que le top 14 ou la Pro D2 me direz-vous), sans ambition que le maintien pour la majorité des clubs. Ceux qui viendront de Féd1 auront-ils les moyens d’éviter l’ascenseur ? Ceux qui descendront de Prod D2 ne seront-ils pas d’emblée mieux armés pour viser la remontée immédiate ? Il y aurait là une espèce d’entre soi qui me pose question. Olivier a évoqué, certainement avec raison compte tenu de son expérience, les dangers de la « course à l’armement » apparemment nécessaire pour espérer exister dans cette division.
Conserver une Féd1 en l’état à 48 clubs. Pour des supporters d’un club modeste comme celui que je suis, le niveau atteint aujourd’hui constitue une forme de consécration. Nous savons que, avec des joueurs du cru, nous jouerons le maintien, la qualification lorsque les planètes s’alignent comme cette année. C’est une récompense pour le travail de nos bénévoles et une grande fierté d’accueillir dans notre « antre » des noms du rugby français, anciens joueurs de Top 14, des présidents et entraîneurs qui ont côtoyé le haut niveau. (MELA, peut-être que MICHALAK serait venu avec BLAGNAC, DEYLAUD en tant qu’entraîneur c’est plus sûr, CHADEBECH et ceux que j’oublie). Et quand les joueurs gagnent le respect de tous leurs adversaires, cela rejaillit incontestablement sur l’ensemble du club et de la Région. Et s’ils n’y arrivent pas, ils repartent en F2 en conservant un noyau important de sponsors et de fervents supporters. (je veux dire par là que le budget ne varie guère ou alors vraiment à la marge).
Dans cette configuration, les moyens des clubs sont très différents (de 1 à 10 budgétairement). Cette différence de moyens permettra d’expliquer les écarts aux scores, les valises pleines. Les discussions que nous avons aujourd’hui, perdureront.
Pour conclure, si je devais me prononcer, je crois que j’opterais pour l’idée d’une pyramide se terminant par une poule élite à 12 (14) clubs, une Prod D2 à 2 x 12 (2 x 14) une Féd 1 à 4 x 12 ainsi de suite… (36 clubs pro c’est 6 de plus qu’aujourd’hui et correspond peu ou prou aux désirs exprimés – il y aurait bien 2 – 3 clubs lésés ; 42 clubs : je ne sais si ce serait viable et trop élargir pourrait baisser le niveau).
Il n’y certainement pas LA solution idéale. Celle qui sera prise ne fera jamais l’unanimité et ouvrira des discussions sans fin, avec parfois un brin de mauvaise foi fort amusant.
Merci pour ceux qui seront allés au bout de ce « bavardage ». Bonne soirée !