Olivier a écrit :
maher a écrit :
Facile de sortir des chiffres lorsque l'on a les fonctions qui y donnent accès.
Tu parles de ressenti alors que tu reconnais toi-même dans ton article sur la proD3 d'hier que le maintien est difficile en proD2. Avec comme seul argument, de connaître les promus le plus tôt possible. Bah justement, avec 2 poules de 12 et les 2ers qui montent, tu les connaitrais fin avril tes promus.
Tu nous dis avoir tout tenté depuis 2002 mais la poule d'accession ou elite a duré combien de temps ? Une saison. Or, c'était une demie decision. Une poule réservée à 11 clubs dans une division. Chapeau bas ! Et là encore, on n'a pas laissé le temps aux clubs de s'adapter. Une saison ! Une seule !
Quant enfin, tu nous dis qu'il faut consulter les clubs, c'est vraiment qu'on reste au temps des banquets interminables et des petits arrangements entre amis. D'où les changements incessants au gré des lobbyistes ou des copinages entre dirigeants de clubs et ceux de la Fédé. Pas bon la consanguinité.
Tous les chiffres que j'ai étudiés, tu y a accès, ils sont sur rugbyfederal et ce sont ceux-là que j'utilise. Non, ce n'est pas un ressenti, là aussi, j'ai analysé toutes les promotions et relégations depuis 2002 entre la pro D2 et la Fédérale 1.
La poule d'accession a duré 2 ans + 1 avec championnat restreint et a fait disparaitre 6 clubs de Fédérale 1 : Saint Nazaire, Chalon sur saône, Lille, Auch, Limoges et Strasbourg... Mais vous ne voulez pas prendre en compte cette donnée.
Sur les accessions, cela n'a pas changé la donne.
Quant à ta dernière remarque, elle me fait doucement rire. Mes journées de travail à Marcoussis, ça commençait par prendre le train à 6h00 à Perrache, arriver à 9h00 à Marcoussis, commencer à 9h30/10h00, pause déjeuner au self à 12h30, pas d'alcool, pas d'apéro, rarement un café. Reprise à 13h00/13h15 jusqu'à 16h00 au mieux, retour à la gare, train à 17h25, arrivée à 20h30 à la maison, tout ça pris sur mon temps de travail.
Alors oui, en tant que président de la CNCDF, j'étais invité aux matches du XV de France à Paris. Mais, même là, j'arrivais avec mon paquet de doléances, de remarques de clubs et d'idées pour faire avancer le bousin. Et crois moi, la consanguinité et le copinage du temps de Thierry Murie, c'était révolu et même les clubs avec qui il s'est choppé lui disent merci aujourd'hui...
Si je peux me permettre, Lille et Châlon n'ont jamais participé à la poule élite, leurs dérives respectives n'y sont donc pas liées.
Pour ce qui est de St Nazaire, Limoges et Strasbourg, ce sont simplement les dirigeants qui ont flambé total en pensant pouvoir rivaliser en poule élite alors même qu'ils avaient des structures déjà fragiles (je parle en connaissance de cause, Limoges c'est mon club. Et j'ai eu l'occasion de rencontrer Karl Misse, président de St Nazaire à l'époque de la poule élite - la folie des grandeurs).
Pour Auch, je pense que c'est le syndrôme des clubs historiques qui s'accrochent à l'espoir de remonter alors que, de la même manière que les autres, ils ont des structures financières fragiles, qui plus est avec la descente du monde pro...
Quel est le dénominateur commun de tous ces clubs ?
Pas la poule élite... mais les dirigeants inconscients et/ou incompétents qui veulent toucher ce qui brille sans en avoir les moyens... et à qui on laisse faire, FFR en tête.
C'est pourquoi je fais partie de ceux qui sont pour une division intermédiaire/spécifique entre F1 et ProD2. J'ai vu la poule élite à Limoges, et sportivement, médiatiquement, en termes d'engouement au stade, commercialement... et bah ça a fait ses preuves.
L'erreur de la poule élite version 16/17 et 17/18, c'est d'avoir établi un cahier des charges drastique pour postuler à la montée en D2, mais de n'avoir mis quasiment aucune obligation pour participer à la poule élite elle-même (uniquement un CEL et 1,6M€ de budget... prévisionnel..).