Smegg a écrit :Franchement, je suis plutôt confiant cette saison concernant le groupe et le recrutement. L’objectif de finir dans le milieu de tableau me paraît clairement atteignable.
L’équipe a pris la mesure de la Nationale, surtout quand on regarde la qualité technique (notamment la nette amélioration en touches) et tactique affichée sur la seconde moitié de championnat. On sent qu’il y a eu une vraie montée en puissance.
Le club se structure, les joueurs cadres sont restés (Dany, Paddy…), le groupe a gagné en expérience, et le staff s’est renforcé avec l’arrivée d’un entraîneur pour les lignes arrières.
Et puis, faut aussi souligner que la course à l’armement dans la division semble s’être calmée : plusieurs clubs réduisent leur budget, baissent le nombre de contrats pros et misent sur les jeunes. De notre côté, les 3 jeunes qui ont été recrutés paraissent prometteurs et pourraient rapidement s’imposer, ce qui offrirait plus de flexibilité tactique au staff pour s’adapter selon l’adversaire, ou gérer les blessures. Je ne connais pas assez le niveau des Espoirs qui intègrent le groupe pour donner un avis, d'autant plus que l'année passée n'a pas été simple pour eux au niveau des résultats…
Bref, en dehors de grosses écuries comme Nice, voire Narbonne ou Rouen, je pense que l’OMR a les moyens de rivaliser avec pas mal d’équipes et d’aller chercher des victoires ou des BD importants.
Je partage entièrement ton avis.
On sent une dynamique positive autour du club, à la fois sur le plan sportif, auprès du public, et même chez les partenaires. L’engouement est là, et les progrès sont visibles.
L’équipe a connu des débuts difficiles cette saison, ce qui est logique pour un promu. Mais les ajustements réalisés au niveau de l’encadrement commencent à porter leurs fruits, notamment avec l’arrivée de David Penalva. L’effectif, relativement stable et composé en grande partie de jeunes joueurs (seulement 7 ont plus de 30 ans), offre une belle marge de progression. Le maintien paraît plus accessible cette année, et on peut même espérer faire mieux que la saison précédente.
Comme tu le soulignes justement, la concurrence est féroce. De nombreux clubs visent la montée, alors qu’une seule place est disponible — l’exemple de Chambéry cette année en est la preuve.
Quand on observe les politiques de certains clubs, comme Nice avec plus de 30 départs et 20 arrivées, ou encore les nombreux licenciements de managers (Narbonne, Carcassonne, Nice, etc.), on constate une volonté de performance immédiate, souvent au détriment de la stabilité de l’institution et de la santé économique. C’est une logique court-termiste et couteuse qui peut s’avérer dangereuse.
Le manager de Vannes souligne : Vannes est un club bénéficiaire, alors que le Stade Français affiche des déficits de plusieurs dizaines de millions... pour des résultats sportifs à peine supérieurs. Cela soulève des questions sur les moyens nécessaires pour rester compétitif de manière durable.
Le président semble vouloir s’inspirer du modèle vannetais, et c’est une excellente chose. Quand on analyse les clubs qui réussissent durablement (Vannes, Toulouse, Bordeaux, La Rochelle), on retrouve les mêmes fondamentaux : une vision d’entreprise, claire et incarnée.
Voici les points communs à ces clubs :
- Un développement basé sur une économie réel , avec un fort soutien du public et des sponsors. Ils ne dépendent pas de mécènes, ce qui valide l’idée qu’un investissement bien ciblé génère des résultats sportifs… et un retour sur investissement permettant de réinvestir. Un cercle vertueux. À l’inverse, on constate que les clubs en difficulté sont souvent ceux sur-financés par des mécènes : Montpellier, le Stade Français, le Racing.
- Une masse salariale maîtrisée, avec un recrutement intelligent et basé sur le bon sens:
Formation et intégration de jeunes joueurs prometteurs
Recrutements ciblés de joueurs à forte valeur ajoutée, avec un engagement sur le long terme
Ils font revenir leurs joueurs locaux qui se sont exportés ou des joueurs qui ont connu le club par le passé
- Une stabilité du staff, souvent issu de l’interne, avec d’anciens joueurs promus à des postes clés, et des entraîneurs installés sur la durée, devenus managers.
Tous ces éléments sont, à mon sens, encore trop sous-estimés alors qu’ils constituent la base d’une réussite durable.
Les clubs qui ont tout misé sur la performance immédiate sont en train de revoir leur copie — c’est le cas du MHR ou du RCT.
Le maintien en Nationale est essentiel donne la possibilité d’être attractif pour le public, les sponsors ca valide la transition du club vers un modèle d’entreprise et doit contribuer au développement d’une économie. Le développement sportif n’a de sens que s’il repose sur une économie saine et compétitive. Beaucoup d'équipes nationales sont juste à l’équilibre voir perdent de l’argent.
Depuis la chute du LMR, la région retrouve tout juste son niveau d’il y a dix ans. Le paysage s’est simplement réorganisé : l’OMR a pris la place du LMR, Roubaix celle de l’OMR, etc. Le niveau global reste similaire, les rôles ont changé.
Ce qui comptera à l’avenir, ce ne sont pas des résultats rapides, mais une progression constante, dans un environnement qui doit être plus favorable que celui qu’a connu le LMR. Cela demande du temps : pour développer des partenariats solides, fidéliser le public, et structurer une formation capable de s’inscrire dans la durée.
La dimension locale est primordiale pour être compétitif et attractif, tous les clubs cités sont numéros un dans leurs régions par rapport aux autres sports en termes de licenciés, de public et de sponsors.
Vannes est un club très bien géré qui a pu également émergé aussi grâce à la chute du club de foot de Vannes et le développement du rugby à l’ouest avec des passerelles entre chaque club. (La Rochelle TOP 14, Soyaux Angoulême Pro D2, Rennes et Niort N1, Nantes N2)
Vannes comptait 200 sponsors lors de sa montée en Pro D2 ; aujourd’hui, ils sont 700, avec un objectif de 1 000 dans les 3 ans. Cette évolution montre bien l’inertie nécessaire dans ce type de développement.
On peut être ambitieux mais on doit rester patient !
Je pense à titre de comparaison que le club avance dans la bonne direction. Le recrutement plus local et ciblé repose sur des jeunes joueurs déjà compétitifs, avec un vrai potentiel de progression et la capacité de s’inscrire dans le projet à long terme (ex : Crespo, Antunes, Moléana, Ortiz). C’est un choix bien plus pertinent que celui de clubs comme Nice, qui misent sur des trentenaires ayant déjà connu le très haut niveau, moins enclins à s’investir sur la durée et qu’il faudra vite remplacer rapidement.
il sera important de réussir à former des joueurs qui pourront devenir des joueurs à part entière de l’équipe première. Il faudra pour cela faire en sorte que les clubs aux alentours progresse créer des synergie et faire vivre un écosystème.
Pour une grosse métropole ou la concurrence locale est plus forte et il faudra que le rugby gagne du terrains sur les autres sports (licencié, public et sponsors) et cela passe par un club établi dans le temps.