Dimanche, l'USON fait ses grands débuts en Fédérale 1 contre Montluçon, dans un Pré-Fleuri rénové. La ville de Nevers et la SASP USON Plus partagent la même ambition. Et chacun apporte sa contribution, selon ses moyens.
Texte : Jean-Michel Manquat
Vidéo : Romain Coulangeon
En à peine un an et demi, c'est-à-dire depuis que Régis Dumange a repris l'USON, il s'est passé beaucoup de choses. L'intéressé et Florent Sainte Fare Garnot en ont fait le constat, hier, dans les locaux du Journal du Centre, où était organisée une conférence de presse pour présenter la saison de Fédérale 1, qui débutera dimanche, au Pré-Fleuri, par la réception de Montluçon.
Le président de la SASP USON Plus, le maire de Nevers, le staff et des joueurs (*) ont été accueillis par Jean-Yves Vif. « Votre aventure et l'image que vous donnez ont valeur d'exemplarité », a souligné le rédacteur en chef de notre quotidien. Il est vrai que dans un contexte de morosité ambiante et de crise économique, la réussite de l'USON redonne le sourire à Nevers.
« Ce qui se passe au Pré-Fleuri est une grande satisfaction », s'est réjoui le jeune maire de Nevers, qui n'a jamais caché sa passion pour le rugby. « Ce qui m'a amené à soutenir l'USON, c'est aussi parce que c'est un vecteur d'image positif pour la ville et le département, qui peut nous être très utile en terme de développement économique. »
Un point de vue que partage, évidemment, Régis Dumange, qui a redit son attachement à Nevers : « Nevers m'a fait grandir, mon investissement en retour est une chose tout à fait normale ». Le P-dg de Textilot a toutefois rappelé qu'il a dû prendre beaucoup de choses à sa charge pour que l'USON soit en mesure de jouer en Fédérale 1.
« Je suis très exigeant, passionné, j'ai souvent envie que ça aille beaucoup plus vite, a-t-il reconnu. Et comme je ne peux pas attendre, j'anticipe et si on ne peut pas me suivre, je finance. »
La SASP USON Plus a, ainsi, financé la nouvelle tribune de 2.114 places assises? et bien d'autres choses encore.
« Notre budget atteint 3 millions d'euros (le double de la saison écoulée), dont 92 % proviennent de fonds privés (plus d'une centaine de partenaires privés). Je ne prends pas l'argent des associations neversoises, a-t-il insisté. Cette saison, nous sommes là pour apprendre et je me satisferais d'une sixième place. Mais l'USON est prête à jouer en ProD2 d'ici deux à trois ans. Il sera plus facile de réunir 4,5 millions d'euros en ProD2, que 3 millions en Fédérale 1. »
Florent Sainte Fare Garnot, a conclu en assurant que le « soutien apporté par la ville n'est pas un soutien d'opportunité, mais de conviction. Ce que je souhaite, c'est l'émergence d'un grand club. Et ça prendra le temps qu'il faudra. Je suis patient ».
(*) Cédric Mathieu, Nicolas Carmona, Florian Pué et Benoît Marfaing.