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C’est (presque) fait ! [/size]
En s’imposant hier à Hautepierre face à Nevers (29-20), le RC Strasbourg a pratiquement renouvelé son bail en Fédérale 1. Un succès dimanche à domicile contre Cergy, déjà condamné, officialiserait son maintien.
On ne voudrait pas être à la place d’Annecy. Laminés hier à Mâcon (35-12), les Annéciens ne rejoueront plus avant le 1 er mai, date à laquelle ils recevront, pour leur dernier match, le champion de la poule, Massy, peut-être un peu démobilisé avant les phases finales. Ces deux prochains week-ends, ils seront peut-être – sans doute – les témoins impuissants de leur relégation en Fédérale 2.
Car depuis hier, les Haut-Savoyards, promus l’été dernier, n’ont pratiquement plus aucune chance de se maintenir. La faute en incombe à un Racing Strasbourg en pleine bourre, encore une fois vainqueur ce dimanche devant un public en constante augmentation (quelque 800 personnes). Les hommes de Philippe Braem ont, comme à l’aller, terrassé Nevers (29-20) et possèdent désormais deux points d’avance sur Annecy, à qui ils ont refilé le fauteuil de premier relégable.
Il reste aux Bas-Rhinois trois matches, tous à domicile, dont deux en retard le 3 avril face à Cergy, déjà condamné, et le 10 contre Mâcon. Autant dire que l’affaire pourrait être réglée le week-end prochain. « Nous ne nous étions pas mis martel en tête », explique l’entraîneur-adjoint Manu Revert que Braem avait délégué hier auprès de la presse. « Nous prenons ces quatre matches à domicile comme des rencontres de phase finale. On a passé les 8 es contre Nevers. On jouera les quarts face à Cergy et ainsi de suite. » À ceci près – on l’a dit – qu’un succès contre Cergy officialiserait le maintien du promu bas-rhinois en Fédérale 1.
Hier, les Bleus ont souffert pour se défaire de Nevers, en partie à cause d’un jeu au pied défaillant. Auteur d’un match de mammouth, Matt Farmer a juste failli dans ses tentatives. Après un essai en force de Bronquard (26 e), le Néo-Zélandais, porté par des jambes de feu, a envoyé à deux reprises Duvernois derrière la ligne d’en-but, avec un relais de Pauthe la première fois (32 e, 52 e).
Le RCS mène alors 22-6. Mais en sept minutes, deux exploits personnels de l’ailier Smales vont remettre l’USON en selle (22-20, 63 e). « On manque encore de maturité », souligne Manu Revert. « On voit qu’à ce niveau, tout relâchement se paie cash. Mais bon, alors que nous pouvions tout perdre, nous avons su repartir pour marquer un dernier essai et assurer définitivement notre victoire. » Un dernier essai inscrit dans le temps additionnel par Leonardo Montoya. Le grand bonheur du Racing n’est plus très loin. Annecy en sera peut-être le témoin impuissant et à distance dimanche.
Racing Strasbourg – USO Nevers 29-20. Stade de Hautepierre. Mi-temps : 12-6. Pour Strasbourg, quatre essais de Bronquard (26 e), Duvernois (32 e, 52 e), Farmer (80 e + 2), trois transformations de Satgé (32 e, 52 e) et Montoya (80e + 2), une pénalité de Farmer (46 e) ; pour Nevers, deux essais de Smales (56 e, 63 e), une pénalité (15 e), deux transformations (56 e, 63 e) et un drop (28 e) de Pujo. Arbitre : M. Dathie (Ile de France). 800 spectateurs environ. Cartons blancs à Nevers : Stolz (25 e), Colati (48 e), Matangi (73 e).
Strasbourg : Kapseu (Fernandez, 68 e), Machu, Gelantia (Holzinger, 61 e) – Heitz, Schoonbee (Giucal, 61 e) – Bronquard, Tisané, Sallaberry – Satgé (m, Brisse, 64e), Farmer (o) – Pauthe, Duvernois (Le Palud, 64 e), Bonjean, Caro – Montoya. Entraîneur : Philippe Braem.