[size=14]Le Racing sur son 31 [/size]le 04/04/2011 à 00:00 par Stéphane Godin
Arnaud Duvernois, Nicolas Tisané, Julien Brisse (au fond), Matt Farmer (de gauche à droite) ont déjà leur maintien en poche. Photo Jean-Marc Loos
Pour fêter dignement sa 9 e victoire de la saison, synonyme de maintien en Fédérale 1, hier à Hautepierre contre Cergy-Pontoise, le club strasbourgeois a passé 31 points à la lanterne rouge déjà condamnée (31-13).
Ce n’est pas la plus belle victoire du Racing, mais c’est la plus importante. En l’emportant hier à Hautepierre contre Cergy-Pontoise, autre promu qui retournera la saison prochaine en Fédérale 2, les Strasbourgeois se sont débarrassés d’un gros poids. Alors qu’il leur reste encore deux matches à domicile (contre Mâcon dimanche et l’US Bressane le 1 er mai), leur avenir en Fédérale 1 est déjà assuré.
Depuis leur canapé, les joueurs d’Annecy, dernier rival susceptible de barrer la route du maintien aux Bleus bas-rhinois, ont pris connaissance du succès de ces derniers lors de leur match en retard de ce dimanche. Un succès – le neuvième – plus poussif que ne l’indique l’ampleur du score (31-13).
Longtemps tranquilles comme Baptiste à la faveur d’une première période maîtrisée et bonifiée par deux essais, l’un en puissance du gaillard Bronquard (14 e), l’autre de l’ailier Pauthe après un coup de pied par-dessus de son 3 e ligne centre et capitaine Tisané (24 e), les Strasbourgeois se sont un peu fait peur en 2 e période. Alors qu’ils menaient 17-0 à la pause, ils ont relancé Cergy sur une passe aveugle de Montoya interceptée par l’ailier Le Calvez, puis une pénalité passée par Boine (17-8, 56 e).
« Je prends la responsabilité de cette mauvaise 2 e mi-temps », confesse le coach Philippe Braem. « J’ai mis trop d’émotion dans ma causerie de la mi-temps et demandé aux gars de gérer. C’était une erreur. »
Jamais, cependant, les Cergy-Pontains ne reviendront suffisamment près pour remettre en cause la victoire alsacienne. à la 64 e, Farmer, parfait au pied (quatre transformations et une pénalité), redresse sa course et file aplatir entre les perches (24-8). Et à l’essai en force de Jabr qui ramène Cergy à 11 longueurs (24-13, 69 e), Tisané va répondre par un autre qui met définitivement un terme au suspense à la 78 e.
« On a plus souffert physiquement que mentalement », analyse Philippe Braem, « trois ou quatre de nos avants ont joué sous infiltration. Dans d’autres clubs, on les laisserait au repos. Nous n’en avons pas les moyens. Notre victoire a été moins spectaculaire que certaines autres, mais on ne peut pas être terribles tout le temps. Quel bonheur d’entraîner un tel groupe ! Quand on entre sur le terrain, on est frères. Bon, moi, je suis un peu le grand-père (sourire). »
Un sourire, le guerrier Emile Bronquard en affiche un jusqu’aux oreilles, même s’il est mâtiné de fatigue. « Nous sommes un peu cuits. Psychologiquement, nous avons beaucoup donné ces derniers temps et en 2 e mi-temps, nous avons accusé le coup. Mais le maintien est là. Nous sommes vraiment très heureux, pour nous, le club et un groupe formidable que j’aimerais que nous conservions et bonifiions par quelques joueurs de calibre, pour moins souffrir la saison prochaine. »
Déjà rassuré sur son avenir en ce début avril, le Racing a quatre mois pour bien le préparer.
Racing Strasbourg – RCA Cergy-Pontoise 31-13. Stade de Hautepierre. Mi-temps : 17-0. Arbitre : M. Hand (Alpes). 800 spectateurs environ.
Pour Strasbourg, quatre essais de Bronquard (14 e), Pauthe (24 e), Farmer (64 e), Tisané (78 e), quatre transformations (14 e, 24 e, 64 e, 78 e) et une pénalité (35 e) de Farmer ; pour Cergy, deux essais de Le Calvez (43 e) et Jabr (69 e), une pénalité (56 e) de Boinne.
Cartons blancs : à Strasbourg, Heitz (68 e), à Cergy, Hamadache (12 e).
Strasbourg : Kapseu (Fernandez, 80 e), Machu (Ammour, 80 e), Gelantia (Holtzinger, 60 e) – Giucal (Heitz, 55 e), Schoonbee – Bronquard (Douchin, 80 e), Tisané, Sallaberry – Satgé (m, Brisse, 55 e), Farmer (o) – Pauthe, Duvernois (Darleux, 73 e), Bonjean, Caro (Le Palud, 55 e) – Montoya. Entraîneur : Philippe Braem.