rugby / Première à domicile pour le Racing, dimanche devant Annecy (15 h)
Chantiers en cours
Le Racing débute dimanche sur sa pelouse en Fédérale 1 comme un nouveau locataire encore empêtré dans ses cartons. Tout n'est pas en place, loin s'en faut, mais l'attrait du neuf engendre l'excitation nécessaire. Le point à tous les niveaux avec le président Jean-Luc Dubois.
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Le président Jean-Luc Dubois : « Chaque strate du club est aujourd'hui dans l'obligation de réussir. » (Photo Archives DNA - Johanna Leguerre)
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partager : Cancre de la Fédération 1 en terme d'infrastructures, une vraie organisation à construire en interne également : le Racing n'allait pas se mettre à niveau en deux mois. D'autant plus qu'il ne maîtrise pas la plupart des paramètres.
Les chantiers avancent. Jamais assez vite, mais ils avancent. Une salle de musculation a été installée par le club lui-même dans une structure provisoire, grâce à l'aide substantielle du partenaire principal, Décopeint.
L'effort de la ville
La nouvelle tribune, qui n'a pas fini de se faire attendre, n'étant pas pour demain, la ville a proposé mi-juillet d'installer une structure démontable de 500 places. C'est toujours ça. Enfin, lorsque ce sera fait... Le retour de la Fédérale 1 à Strasbourg risque fort de s'effectuer ce dimanche dans les mêmes conditions que lorsque le club l'a quitté... voilà six ans.
Jean-Luc Dubois le regrette, tout en relativisant. « Nous travaillons très bien avec l'adjoint aux sports Serge Oehler. Les contacts sont réguliers. » Il relève notamment l'effort conséquent consenti par la ville au cours de l'été. D'environ 200 000 € la saison écoulée, l'aide municipale oscillera désormais entre 350 et 400 000 €. Le Département a multiplié son chèque par deux. La Région apportera sa contribution.
Le club a pu présenter un budget de 1,075 M€, ce qui reste un des moins conséquents à ce niveau. Il compte sur une commission sponsoring renforcée, par l'apport d'Armando Cutone entre autres, pour espérer faire passer l'enveloppe partenariat de 200 000 € à 350 000 €.
Plan quadrienal
En retour, le Racing entend offrir certains privilège à ses VIP, comme le fait de partager avec les joueurs la collation d'après-match. « Nous souhaitons créer une osmose entre les joueurs et les partenaires ». Le 8 octobre, le projet du club sera présenté officiellement aux partenaires.
Le défi est considérable. Rappelons que pour évoluer, le club s'inscrit dans un plan quadrienal menant, dans l'idéal, à la Pro D2. « Des commissions - finances, administration, évênementiel et donc sponsoring - ont été mises en place. Chaque strate du club est aujourd'hui dans l'obligation de réussir. »
Pour amorcer le tout, le mieux serait que les résultats suivent. Or, l'intersaison a laissé à désirer. Au huit signatures intervenues durant la trêve, doivent s'ajouter celle d'un 2e ligne et, si possible, d'un demi de mêlée pour pallier la grave blessure (ligament croisé du genou) de Vaclav Jursik.
« On ne pourra aller au-delà. » Déjà, mettre la main sur les deux oiseaux rares... « En 2e ligne, on ne remplace pas Martin Michel comme ça, On parle là du meilleur joueur de la saison dernière. De plus, on souhaiterait un Européen. Nous disposons de quelques touches, mais ce n'est pas facile. »
Raisonnablement optimiste
En attendant, faut faire sans. « A Cergy (13-9), ce n'est pas le manque de densité qui nous fait perdre, estime le patron du club. C'est bien le manque de préparation avec cette équipe allemande qui nous a fait faux bond et plusieurs nouveaux arrivées tardivement (*). Philippe (Braem) n'a pu travailler correctement. »
Pour le président, cela s'explique. « Nous avons fini l'exercice précédent le 27 juin. Derrière, un temps de décompression est compréhensible. Puis, si admnistrativement, la séparation du club de l'omnisport (*) n'a posé aucun problème, sur un plan financier, on ne nous a pas facilité les choses dans la passation de pouvoir. Dans le flou pendant un certain temps, on ne pouvait pas se permettre n'importe quoi. »
Malgré tout, Jean-Luc Dubois y croît. « On va peut-être encore galèrer dimanche devant Annecy, mais lorsque nous serons au complet, sur la base des phases finales de juin, je pense que le groupe saura retrouver ses repères et sera compétitif. Je suis raisonnablement optimiste. Maintenant, nous ne disposons pas de la marge de l'an passé et en Fédérale 1, les point à prendre, il faut les prendre. »
Même en galère, ceux de dimanche, en jeu contre Annecy, font partie de cette catégorie...
Rémy Sauer
(*) Le pilier argentin Javier Machalek est attendu fin de semaine. (**) Souhaitée par la Fédération, elle en passe d'être actée statutairement