Résumé de la journée dans la Presse
Il ne fallait pas arriver en retard hier à Gaston-Sauret et manquer l'entame des Saint Sulpiciens qui, dès la quatrième minute, par un essai d'avants signé Vincent Massat, et toute la première mi-temps offriront une production de très haut niveau. Des ballons portés et des libérations rapides, des déplacements au pied et du jeu à la main, tout y était, tout réussissait aux locaux qui monopolisaient le ballon.
Les visiteurs, qui couraient dans le vide et loupaient quasiment tous leurs plaquages, attendront la première mêlée à la quinzième minute pour trouver de l'air et réussir à toucher un adversaire qui leur échappait. Mais les visiteurs sont à la peine et perdent trop rapidement leurs maigres munitions. Ainsi, à la 23e minute, les avants locaux récupèrent au milieu du terrain un ballon qu'ils dynamisent sur vingt mètres. Ayant eu la bonne idée de le libérer en avançant, ils l'offrent à Giordano pour Saint-André qui se fera un plaisir de prendre l'intérieur d'une défense sur les talons. Claux finira le travail en moyenne position. Le temps de la remise en jeu et, après déplacement au pied de Claux sur la touche qui suit, Picco et Webley gênent les Béarnais qui laissent échapper un ballon que Pécharman récupère pour marquer le troisième essai transformé par Rouillou. La mi-temps est sifflée sur un indiscutable 19 à 0.
A la reprise les visiteurs se reprendront jouent crânement un ballon arrivé dans leurs 22 mètres et le centre Castagnon surprend la défense locale mal placée.
Durant quelques minutes, Bizanos montre un autre visage.
Refaisant ce qu'ils savent bien faire autour de Meneghel toujours en fer de lance, les avants « rouge et vert », après touche, portent par Michelon le ballon dans l'en-but adverse.
Pour clore ce match très correct (à part une fourchette béarnaise stupide), Carpignano signe le cinquième essai d'une belle après-midi d'automne permettant aux Saint-Sulpiciens de reprendre la « pole position » de la poule 8.
Saint Sulpice: 5 E V. Massat (4) Claux (23) Pécharman (30) Michelon (70) Carpignano (77) 4 T et 1 P (55) Rouillou.
Bizanos : 1 E Castagnon (41); 1 P Carruesco (56).
Le match fut enlevé, sans grands temps morts, et il le doit aussi beaucoup à l'équipe tournefeuillaise qui traîne sa misère en queue de peloton, mais qui mérite sans doute bien mieux.
Car Tournefeuille n'a jamais baissé les bras et a même largement fait jeu égal pendant l'essentiel de la première période. N'hésitant pas à mettre du rythme et à donner du volume.
Les Angoumoisins auraient pu douter au cœur de la première période quand, menés 9-6 après 35 minutes, ils accumulaient petites fautes et maladresses qui parasitaient toutes les bonnes intentions. Jusqu'à ce ballon abandonné en route par les trois-quarts visiteurs à la 38e minute et récupéré par Peni Matalau. Et là, autant tenter de rattraper un lévrier à la course… 40 mètres plus tard, ça fait essai entre les poteaux et 13-9 avec la transformation de Vletter. Puis 20-9 dans le temps additionnel, grâce à un essai de l'exemplaire capitaine Bisserier au terme d'une série de « pick an go ».
En quatre minutes, le SAXV a fait le break, sans assommer pour autant cette équipe de Tournefeuille qui ne désarme pas et continue à s'envoyer dès la reprise.
Seulement en face, Morne Vletter a retrouvé toutes ses sensations. Seulement « correct » sans ses tentatives face aux poteaux (4/6), le Sud-Africain s'offre un somptueux drop de 48 mètres qui donne un bol d'air (23-9) à son équipe qui va en avoir besoin. Car le SAXV va alors rentrer dans le dur. Arc-bouté en défense.
Tournefeuille pilonne. Bejan prend un carton blanc. Imité par Mignère quatre minutes plus tard. Réduits à treize, les Angoumoisins encaissent un essai sur une pénaltouche (23-14), avant d'offrir une superbe réaction sur l'engagement pour aboutir à un surnombre bonifié par une merveille de passe sautée de Fanolua pour Missout qui file entre les poteaux (30-14, 64e). Le match était plié.
Angoulême :3 E Matalau (38), Bisserier (40+1) et Missout (64); 3 T, 1 D (50) et 2 P (22, 27) Vletter.
Tournefeuille 1 E collectif (61); et 3 P Doussain (15, 33, 35).
On a assisté cet après-midi à un match à deux facettes : sous le soleil de la première mi-temps, les Charentais ont pratiquement passé leur temps dans le camp des locaux, leur buteur réussissant l'exploit de toucher 3 fois le poteau sur des fautes d'un BTS réduit à la portion congrue (un poteau « entrant » à la 6e, pour faute au sol pour et deux sortants : 25e pour une entrée illicite dans le maul, 38e pour un 3e ligne détaché (?). Les mêlées étaient souvent préjudiciables aux Noirs (bras cassés, pénalités), les touches réussissaient aux rouge et blanc (Fouché entre autres) et les regroupements, les groupés pénétrants (comme celui, remarquable de la 23e) se terminaient un peu trop souvent par des fautes. Bien alimentés les Charentais essayaient d'envoyer du jeu, mais la défense d'en face, à l'image d'une troisième ligne rayonnante Dylbaïtys, Dongieux, Oxaran, ne laissait rien passer. Il fallait un en avant repris devant par un partenaire pour que Leclerc donne 3 points aux siens, mais, sur le renvoi, deux fautes successives des Noirs et une pénaltouche à 15 m mettaient Vergnaud en position de drop (37e).
En même temps que le soleil, le jeu baissait d'intensité après la pause, les chandelles des deux côtés ne réchauffaient qu'à peine l'atmosphère, jusqu'à une prise en touche de Dylbaïtys et un superbe maul pénétrant ne soit écoulé. Sur la pénaltouche, Dongieux dévie vers Betbeder qui envoie ses avants en percussion. A la suite de plusieurs regroupements fort bien négociés, Betbeder sert Sallaberry qui envoie son capitaine à l'essai petit côté. A partir de là les visiteurs accusent le coup et multiplient les fautes, même si Miot, Baudin et Vergnaud se démènent comme des diables. Si à son tour Leclerc est malheureux au pied (57e, 71e), la charnière intenable multiplie les combines avec les avants, les ailiers Lasseron, Etchegaray, puis Derive multiplient les contres dangereux, Etchartaberry, Tauziet, Gaye s'enfoncent comme des coins, mais rien ne passe… Jusqu'à une manœuvre un peu trop osée entre les centres qui donne aux Charentais l'occasion de marquer en contre un essai de 50 m… Ouf… Sallaberry sauve sur sa ligne… Le jeu revient dans le camp rouge et blanc, Betbeder rate un drop, mais sur le renvoi aux 22, une ultime faute rouge permet à Leclerc de mettre les Noirs à l'abri d'un essai transformé…
Pour ne pas avoir su tuer le match en première mi-temps, les Basques se sont fait peur jusqu'au coup de sifflet final. En effet, dans les arrêts de jeu de la seconde mi-temps, Rochefort fait un en-avant à quelques centimètres de la ligne sous les poteaux
Le Stade avait la main mise sur le match, mais par excès d'individualisme et suite à de nombreuses fautes de mains dans le dernier geste, les Blanc se sont privés de quelques essais.
On savait que Rochefort allait vendre chèrement sa peau, c'est ce qu'il a fait. En prenant confiance en eux, les Maritimes ont posé de nombreux problèmes aux Hendayais qui, plus le match avançait, devenaient de plus en plus fébriles.
La première mi-temps a été à sens unique tant dans l'occupation du terrain que dans la conquête mais la mauvaise inspiration des Blanc faisait avorter les actions.
Les hommes de Gérald Merceron repartent de la Côte Basque avec une nouvelle défaite, mais le point de bonus défensif en poche. Ils accueilleront Soyaux-Angoulême (qui s'est imposé face à Tournefeuille) lors de la prochaine journée.
Les Barétounais ont d'autres arguments que la vaillance et la lucidité. Ils ont donné une véritable leçon de rugby aux Mouguertars et décrochent une victoire bonifiée amplement méritée. Les Béarnais peuvent être vraiment satisfaits de leur prestation.
La partie d'hier s'est déroulée dans un esprit beaucoup plus sportif que l'an dernier. Si l'arbitre n'a pas hésité à sortir quelques cartons en début de match, les deux équipes se sont vite cantonnées au carré vert. A ce jeu-là, les Barétounais, pourtant privés de Mathieu Juhan (clavicule), ont beaucoup d'arguments. Dominateurs devant, ils font subir aux Basques la même loi qu'aux autres visiteurs, avec des groupés pénétrants d'une efficacité remarquable, permettant à Oyhenard d'aller en dame (32e). Les trois quarts ne sont pas en reste, et Beudou conclut deux belles combinaisons pour offrir le bonus offensif à la pause (27-6).
Larricq conforte un peu plus le bonus en milieu de seconde période grâce à une belle combinaison en touche (34-6, 55e) et confirme qu'Aramits peut aussi jouer au ballon.
Mouguerre sauve l'honneur par Cardonne (34-13, 61e), mais Gabastou sécurise les cinq points béarnais en fin de match (39-13, 70e).
Toujours invaincu à domicile, le club barétounais, installé à la cinquième place, possède dix longeurs d'avance sur la zone rouge avant de terminer la phase à aller à Tournefeuille dimanche prochain.
Pour Aramits-Asasp : 5 essais : Beudou (26e, 37e), Oyhenard (32e), Larricq (55e), Gabastou (70e) ; 4 transormations (26e, 32e, 37e, 55e) et 2 pénalités (8e, 16e) de Foix.
Pour Mouguerre : 1 essai de Cardonne (61e) ; 1 transformation (61e), 1 pénalité (11e) et 1 drop (22e) de Franchisteguy.