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Clubs

OMR - Marcq en Baroeul

#1023

Un nouveau DG : Jérôme Lestir.

« Ma mission, c'est d'aider à trouver un modèle économique rentable au service d'une ambition sportive : la performance économique est la condition de la stabilité, et la stabilité est la condition de l'ambition sportive. C'est à ce prix que l'OMR deviendra une référence du rugby français. »

Je suis assez aligné avec cette vision. Aujourd'hui, les clubs qui performent le mieux sont ceux qui disposent du meilleur modèle économique, j'entends par là ceux qui sont rentables. Exemples : Toulouse, La Rochelle, Bordeaux, Vannes en Pro D2, ou encore Aurillac qui, avec des moyens extrêmement réduits, reste très compétitif. À l'opposé, on trouve des clubs sous perfusion de mécènes : le Stade Français, le RCT, le Racing et le MHR.

La différence entre la Nationale, la Pro D2 et le Top 14, c'est la capacité à générer des revenus. C'est pourquoi plus on descend bas dans la hiérarchie, plus une gestion rigoureuse des dépenses devient cruciale, car il est d'autant plus difficile de produire des recettes.

Le club devrait s'inspirer d'un modèle comme celui d'Aurillac, que je connais assez bien. Quand on examine les clubs cités en exemple, on retrouve toujours les mêmes patterns :

  • Stabilité du management et des dirigeants. À Aurillac, staff et entraîneurs sont en place depuis plus de 20 ans, même constat à Toulouse, La Rochelle, Bordeaux et Vannes.
  • Un focus très important sur la formation. Aurillac affiche le plus petit budget du groupe mais possède le meilleur centre de formation de Pro D2, et a été champion de France Espoirs Élite il y a quelques années. Ils forment des joueurs chaque saison : Briatte, Segonds, Béria (tous en Équipe de France), Aucagne, Ugo Seunes, etc.
  • Un recrutement ciblé, souvent sur de jeunes profils à fort potentiel, avec une volonté de les fidéliser sur la durée. Pas de recrutement clinquant, mais une vraie capacité à dénicher des talents et à les faire progresser.

Cela étant dit, ce qu'on observe à Marcq, c'est l'incompétence de l'ancienne direction et du management, déjà sous Philippe Caloni, qui orientait la stratégie non pas dans l'intérêt du club et du territoire, mais en fonction d'intérêts personnels. Ce qui a provoqué :

  • Une instabilité chronique dans le staff et dans l'effectif.
  • Un déficit qui a explosé, obligeant le club à changer de gouvernance.
  • Le sacrifice de notre formation, ce qui nous prive aujourd'hui de tout levier de développement sportif.

Pour retrouver une dynamique, le club va devoir choisir ses combats. Les dirigeants actuels ont mis de l'argent, mais apparemment pas suffisamment pour tenir une saison entière, et le club est toujours en quête d'un actionnaire majeur capable de pérenniser le projet.

La question qui se pose : dans 6 mois, aura-t-on réalisé le bon recrutement, intégré un plan de jeu cohérent, et construit un groupe solide malgré 22 départs, pour être compétitif en Nationale ?

Je ne pense pas que les joueurs soient l'unique problème. C'est l'environnement global qui ne permet pas de performer : situation financière fragile, image du club dégradée par les résultats et les difficultés, staff pas au niveau.

En toute objectivité : vous pouvez avoir des joueurs qui s'entraînent tous les jours, si les coachs ne sont pas en mesure de les faire progresser, ça ne sert à rien.

Nino Maso, pour moi, c'était un joueur de niveau Fédéral, il n'était déjà pas au niveau pour la Nationale en tant que joueur, alors en tant qu'entraîneur… Quelles sont ses compétences sur les phases statiques, touche, mêlée ? Regardez le profil des entraîneurs à ce niveau : Julien Le Devedec, Didier Casadei, Yannick Nyanga, Jacques Delmas. Même constat pour Morgane Champagne : peu de vécu à haut niveau, une expérience essentiellement orientée formation.

Si on repartait en N2, on pourrait stabiliser les finances plus facilement et reconstruire sur des bases saines.

#1024

Guillaume59 a écrit :

Un nouveau DG : Jérôme Lestir.

« Ma mission, c'est d'aider à trouver un modèle économique rentable au service d'une ambition sportive : la performance économique est la condition de la stabilité, et la stabilité est la condition de l'ambition sportive. C'est à ce prix que l'OMR deviendra une référence du rugby français. »

Je suis assez aligné avec cette vision. Aujourd'hui, les clubs qui performent le mieux sont ceux qui disposent du meilleur modèle économique, j'entends par là ceux qui sont rentables. Exemples : Toulouse, La Rochelle, Bordeaux, Vannes en Pro D2, ou encore Aurillac qui, avec des moyens extrêmement réduits, reste très compétitif. À l'opposé, on trouve des clubs sous perfusion de mécènes : le Stade Français, le RCT, le Racing et le MHR.

La différence entre la Nationale, la Pro D2 et le Top 14, c'est la capacité à générer des revenus. C'est pourquoi plus on descend bas dans la hiérarchie, plus une gestion rigoureuse des dépenses devient cruciale, car il est d'autant plus difficile de produire des recettes.

Le club devrait s'inspirer d'un modèle comme celui d'Aurillac, que je connais assez bien. Quand on examine les clubs cités en exemple, on retrouve toujours les mêmes patterns :

  • Stabilité du management et des dirigeants. À Aurillac, staff et entraîneurs sont en place depuis plus de 20 ans, même constat à Toulouse, La Rochelle, Bordeaux et Vannes.
  • Un focus très important sur la formation. Aurillac affiche le plus petit budget du groupe mais possède le meilleur centre de formation de Pro D2, et a été champion de France Espoirs Élite il y a quelques années. Ils forment des joueurs chaque saison : Briatte, Segonds, Béria (tous en Équipe de France), Aucagne, Ugo Seunes, etc.
  • Un recrutement ciblé, souvent sur de jeunes profils à fort potentiel, avec une volonté de les fidéliser sur la durée. Pas de recrutement clinquant, mais une vraie capacité à dénicher des talents et à les faire progresser.

Cela étant dit, ce qu'on observe à Marcq, c'est l'incompétence de l'ancienne direction et du management, déjà sous Philippe Caloni, qui orientait la stratégie non pas dans l'intérêt du club et du territoire, mais en fonction d'intérêts personnels. Ce qui a provoqué :

  • Une instabilité chronique dans le staff et dans l'effectif.
  • Un déficit qui a explosé, obligeant le club à changer de gouvernance.
  • Le sacrifice de notre formation, ce qui nous prive aujourd'hui de tout levier de développement sportif.

Pour retrouver une dynamique, le club va devoir choisir ses combats. Les dirigeants actuels ont mis de l'argent, mais apparemment pas suffisamment pour tenir une saison entière, et le club est toujours en quête d'un actionnaire majeur capable de pérenniser le projet.

La question qui se pose : dans 6 mois, aura-t-on réalisé le bon recrutement, intégré un plan de jeu cohérent, et construit un groupe solide malgré 22 départs, pour être compétitif en Nationale ?

Je ne pense pas que les joueurs soient l'unique problème. C'est l'environnement global qui ne permet pas de performer : situation financière fragile, image du club dégradée par les résultats et les difficultés, staff pas au niveau.

En toute objectivité : vous pouvez avoir des joueurs qui s'entraînent tous les jours, si les coachs ne sont pas en mesure de les faire progresser, ça ne sert à rien.

Nino Maso, pour moi, c'était un joueur de niveau Fédéral, il n'était déjà pas au niveau pour la Nationale en tant que joueur, alors en tant qu'entraîneur… Quelles sont ses compétences sur les phases statiques, touche, mêlée ? Regardez le profil des entraîneurs à ce niveau : Julien Le Devedec, Didier Casadei, Yannick Nyanga, Jacques Delmas. Même constat pour Morgane Champagne : peu de vécu à haut niveau, une expérience essentiellement orientée formation.

Si on repartait en N2, on pourrait stabiliser les finances plus facilement et reconstruire sur des bases saines.

Hugo Seunes a été formé a Aurillac ?

#1025

JauneNoir a écrit :
Guillaume59 a écrit :

Un nouveau DG : Jérôme Lestir.

« Ma mission, c'est d'aider à trouver un modèle économique rentable au service d'une ambition sportive : la performance économique est la condition de la stabilité, et la stabilité est la condition de l'ambition sportive. C'est à ce prix que l'OMR deviendra une référence du rugby français. »

Je suis assez aligné avec cette vision. Aujourd'hui, les clubs qui performent le mieux sont ceux qui disposent du meilleur modèle économique, j'entends par là ceux qui sont rentables. Exemples : Toulouse, La Rochelle, Bordeaux, Vannes en Pro D2, ou encore Aurillac qui, avec des moyens extrêmement réduits, reste très compétitif. À l'opposé, on trouve des clubs sous perfusion de mécènes : le Stade Français, le RCT, le Racing et le MHR.

La différence entre la Nationale, la Pro D2 et le Top 14, c'est la capacité à générer des revenus. C'est pourquoi plus on descend bas dans la hiérarchie, plus une gestion rigoureuse des dépenses devient cruciale, car il est d'autant plus difficile de produire des recettes.

Le club devrait s'inspirer d'un modèle comme celui d'Aurillac, que je connais assez bien. Quand on examine les clubs cités en exemple, on retrouve toujours les mêmes patterns :

  • Stabilité du management et des dirigeants. À Aurillac, staff et entraîneurs sont en place depuis plus de 20 ans, même constat à Toulouse, La Rochelle, Bordeaux et Vannes.
  • Un focus très important sur la formation. Aurillac affiche le plus petit budget du groupe mais possède le meilleur centre de formation de Pro D2, et a été champion de France Espoirs Élite il y a quelques années. Ils forment des joueurs chaque saison : Briatte, Segonds, Béria (tous en Équipe de France), Aucagne, Ugo Seunes, etc.
  • Un recrutement ciblé, souvent sur de jeunes profils à fort potentiel, avec une volonté de les fidéliser sur la durée. Pas de recrutement clinquant, mais une vraie capacité à dénicher des talents et à les faire progresser.

Cela étant dit, ce qu'on observe à Marcq, c'est l'incompétence de l'ancienne direction et du management, déjà sous Philippe Caloni, qui orientait la stratégie non pas dans l'intérêt du club et du territoire, mais en fonction d'intérêts personnels. Ce qui a provoqué :

  • Une instabilité chronique dans le staff et dans l'effectif.
  • Un déficit qui a explosé, obligeant le club à changer de gouvernance.
  • Le sacrifice de notre formation, ce qui nous prive aujourd'hui de tout levier de développement sportif.

Pour retrouver une dynamique, le club va devoir choisir ses combats. Les dirigeants actuels ont mis de l'argent, mais apparemment pas suffisamment pour tenir une saison entière, et le club est toujours en quête d'un actionnaire majeur capable de pérenniser le projet.

La question qui se pose : dans 6 mois, aura-t-on réalisé le bon recrutement, intégré un plan de jeu cohérent, et construit un groupe solide malgré 22 départs, pour être compétitif en Nationale ?

Je ne pense pas que les joueurs soient l'unique problème. C'est l'environnement global qui ne permet pas de performer : situation financière fragile, image du club dégradée par les résultats et les difficultés, staff pas au niveau.

En toute objectivité : vous pouvez avoir des joueurs qui s'entraînent tous les jours, si les coachs ne sont pas en mesure de les faire progresser, ça ne sert à rien.

Nino Maso, pour moi, c'était un joueur de niveau Fédéral, il n'était déjà pas au niveau pour la Nationale en tant que joueur, alors en tant qu'entraîneur… Quelles sont ses compétences sur les phases statiques, touche, mêlée ? Regardez le profil des entraîneurs à ce niveau : Julien Le Devedec, Didier Casadei, Yannick Nyanga, Jacques Delmas. Même constat pour Morgane Champagne : peu de vécu à haut niveau, une expérience essentiellement orientée formation.

Si on repartait en N2, on pourrait stabiliser les finances plus facilement et reconstruire sur des bases saines.

Hugo Seunes a été formé a Aurillac ?

 

Ce ne serait pas plutôt du côté de Blagnac ? 😉

 

Allez les gars, on débute le match à fond ! Et quand on en peut plus..., on accélère !

#1026

ThierryBJ a écrit :
JauneNoir a écrit :
Guillaume59 a écrit :

Un nouveau DG : Jérôme Lestir.

« Ma mission, c'est d'aider à trouver un modèle économique rentable au service d'une ambition sportive : la performance économique est la condition de la stabilité, et la stabilité est la condition de l'ambition sportive. C'est à ce prix que l'OMR deviendra une référence du rugby français. »

Je suis assez aligné avec cette vision. Aujourd'hui, les clubs qui performent le mieux sont ceux qui disposent du meilleur modèle économique, j'entends par là ceux qui sont rentables. Exemples : Toulouse, La Rochelle, Bordeaux, Vannes en Pro D2, ou encore Aurillac qui, avec des moyens extrêmement réduits, reste très compétitif. À l'opposé, on trouve des clubs sous perfusion de mécènes : le Stade Français, le RCT, le Racing et le MHR.

La différence entre la Nationale, la Pro D2 et le Top 14, c'est la capacité à générer des revenus. C'est pourquoi plus on descend bas dans la hiérarchie, plus une gestion rigoureuse des dépenses devient cruciale, car il est d'autant plus difficile de produire des recettes.

Le club devrait s'inspirer d'un modèle comme celui d'Aurillac, que je connais assez bien. Quand on examine les clubs cités en exemple, on retrouve toujours les mêmes patterns :

  • Stabilité du management et des dirigeants. À Aurillac, staff et entraîneurs sont en place depuis plus de 20 ans, même constat à Toulouse, La Rochelle, Bordeaux et Vannes.
  • Un focus très important sur la formation. Aurillac affiche le plus petit budget du groupe mais possède le meilleur centre de formation de Pro D2, et a été champion de France Espoirs Élite il y a quelques années. Ils forment des joueurs chaque saison : Briatte, Segonds, Béria (tous en Équipe de France), Aucagne, Ugo Seunes, etc.
  • Un recrutement ciblé, souvent sur de jeunes profils à fort potentiel, avec une volonté de les fidéliser sur la durée. Pas de recrutement clinquant, mais une vraie capacité à dénicher des talents et à les faire progresser.

Cela étant dit, ce qu'on observe à Marcq, c'est l'incompétence de l'ancienne direction et du management, déjà sous Philippe Caloni, qui orientait la stratégie non pas dans l'intérêt du club et du territoire, mais en fonction d'intérêts personnels. Ce qui a provoqué :

  • Une instabilité chronique dans le staff et dans l'effectif.
  • Un déficit qui a explosé, obligeant le club à changer de gouvernance.
  • Le sacrifice de notre formation, ce qui nous prive aujourd'hui de tout levier de développement sportif.

Pour retrouver une dynamique, le club va devoir choisir ses combats. Les dirigeants actuels ont mis de l'argent, mais apparemment pas suffisamment pour tenir une saison entière, et le club est toujours en quête d'un actionnaire majeur capable de pérenniser le projet.

La question qui se pose : dans 6 mois, aura-t-on réalisé le bon recrutement, intégré un plan de jeu cohérent, et construit un groupe solide malgré 22 départs, pour être compétitif en Nationale ?

Je ne pense pas que les joueurs soient l'unique problème. C'est l'environnement global qui ne permet pas de performer : situation financière fragile, image du club dégradée par les résultats et les difficultés, staff pas au niveau.

En toute objectivité : vous pouvez avoir des joueurs qui s'entraînent tous les jours, si les coachs ne sont pas en mesure de les faire progresser, ça ne sert à rien.

Nino Maso, pour moi, c'était un joueur de niveau Fédéral, il n'était déjà pas au niveau pour la Nationale en tant que joueur, alors en tant qu'entraîneur… Quelles sont ses compétences sur les phases statiques, touche, mêlée ? Regardez le profil des entraîneurs à ce niveau : Julien Le Devedec, Didier Casadei, Yannick Nyanga, Jacques Delmas. Même constat pour Morgane Champagne : peu de vécu à haut niveau, une expérience essentiellement orientée formation.

Si on repartait en N2, on pourrait stabiliser les finances plus facilement et reconstruire sur des bases saines.

Hugo Seunes a été formé a Aurillac ?

 

Ce ne serait pas plutôt du côté de Blagnac ? 😉

 

Formé au SU Agen puis a rejoint Blagnac a l'âge de 18 ans. Encore un post qui a dû être rédigé avec l'aide de IA.

#1027

Ce n'est pas le meilleur exemple, effectivement. Ce que je voulais dire, c'est qu'Aurillac arrive à cibler des joueurs hors des radars et à leur faire confiance. Ugo Seunes a explosé à Aurillac et son contrat a été racheté par le Racing.

J'aurais pu trouver d'autres exemples comme Marc Palmier ou Ojovan.

Les clubs qui fonctionnent bien ont une proportion importante de joueurs formés au club dans leur effectif, voire même beaucoup de joueurs jouant au niveau supérieur : par exemple Massy, Aurillac ou Pau plus récemment.

Savoir former, cela permet d'avoir un recrutement plus qualitatif et d'être plus exigeant. C'est le problème de Marcq : pas de formation et un recrutement qui n'apporte rien.

Dernière modification par Guillaume59 (30/04/2026 10:30:43)

#1028

La totalité des départs a maintenant été annoncée, avec de nombreux titulaires des deux dernières saisons qui quittent l'OMR, toutes les lignes sont concernées. Un peu surpris pour certains joueurs, mais n''ayant pas les tenants et aboutissants, on ne peut que constater. Le début d'une nouvelle ère commence avec plusieurs gros chantiers en vue:

  • - première ligne
  • - troisième ligne
  • - charnière (les 3 demis de mêlée partent)
  • - centres
  •  
  • finalement il n'y a qu'à l'arrière et aux ailes où il n'y a pas trop de départs

 

Quelles va être la stratégie pour rebâtir un effectif presque complet et pour quel objectif sportif? Aller chercher des joueurs déjà aguerris à la nationale? Aller chercher des joueurs de l'échelon inférieur? Faire la place aux espoirs (visiblement ce n'est pas cette voie là puisque certains espoirs quittent l'OMR).  Au vu des premiers recrutements annoncés, on s'orienterait plutôt vers des joueurs jeunes, j'attends de voir la suite 

Dernière modification par Alemsk (16/05/2026 10:29:02)

#1029

Ça fait des années qu'on entend les mêmes promesses de la direction. Projet régional, formation, "plus qu'un club une famille", jeu offensif, gestion saine... Sauf qu'après 10 ans, les chiffres sont là, et ils racontent une tout autre histoire. Je vous laisse juger.

Plus de 50% de l'effectif repart cet été. 23 joueurs. Voilà la liste complète :

PosteJoueurÂgeAnnées au clubLocal
PilierBruno Vliegen244OUI
PilierLewys Jones243NON
PilierSive Mazosiwe292NON
PilierÉli Serra-Miglietti314NON
TalonneurMatéo Saint-Germain242NON
TalonneurEliot Nazet224OUI
2e ligneMaselino Paulino382NON
2e ligneLucio Anconetani252NON
3e ligneOtilo Kafotamaki353NON
3e ligneCédric Yonkeu314NON
3e ligneMaxime Danton303NON
3e ligneRachid Bina224OUI
3e ligneThomas Simonet264OUI
DMEAntoine Soubirou235OUI
DMEDylan Nocète272NON
DMEGeoffrey Cazanave315NON
OuvreurPaul Decavel264NON
OuvreurSérafin Bordoli312NON
CentreLouis Decavel284NON
CentreHugo Détré293NON
AilierClément Unique24Formé au clubOUI
AilierErvin Muric292NON
ArrièreTimothé Le Gall221NON
Moyenne/Total 27 ans3 ans6 locaux

Des joueurs jeunes, 27 ans de moyenne, qui restent 3 ans et repartent. Pas de cadres, pas d'ancrage, pas de projet long terme. Un turnover permanent qui contredit point par point le discours tenu depuis des années.

Et ceux qui restent ne donnent pas un tableau beaucoup plus rassurant :

PosteJoueurÂgeAnnées au clubLocal
PilierVictor-Fy Balas-Burel273NON
PilierAlexis Decaux261NON
PilierCharles-Edouard Ekwah-Elimby293NON
PilierMarius Pollet256OUI
PilierWalid Abou226NON
TalonneurJoseph Reynaud264NON
TalonneurSantiago Iglesias335NON
2e ligneGoran De Clercq231OUI
2e ligneJean-Baptiste Rende242NON
2e ligneAntoine Delaporte318OUI
2e ligneMarius Ruyffelaere24Formé au club*OUI
3e ligneJoaquim Beaumont362OUI
3e ligneAurélien Carvalho2710OUI
3e ligneArthur Bruges253OUI
3e ligneBrandon Dayoro231NON
DMEClément Gerault182NON
OuvreurRomain Rigault221NON
CentreThibault Moleana261NON
CentreMark Erasmus318NON
AilierHugues Crespo243NON
ArrièreDany Antunes293NON
ArrièrePaddy Fleming285NON
Moyenne/Total 26 ans4 ans7 locaux

*Marius Ruyffelaere est présenté comme formé au club, mais il est passé par Massy chez les jeunes entre-temps. Son statut mérite d'être nuancé.

Sur 22 joueurs qui restent : 7 de la région, et en réalité aucun joueur véritablement issu du centre de formation qui soit resté du début à la fin. C'est ça le "projet régional et formation" ?

Alors parlons des recrues annoncées, parce que ça aussi ça mérite qu'on s'y attarde. Trois noms pour l'instant :

PosteJoueurÂgeClub précédentMatchsTitularisations
PilierLouis Mauro24Aubenas (3 ans)4722
FlankerArturo Ten Hoever22Niort (1 an)116
3e ligne centrePhilippe Laville-VDR (6 ans)167

On regarde les chiffres honnêtement. Louis Mauro, 47 matchs en 3 ans à Aubenas dont 22 comme titulaire, c'est un joueur qui a du temps de jeu mais pas un titulaire indiscutable. Arturo Ten Hoever, 11 matchs dont 6 titularisations en une seule saison à Niort, c'est trop peu pour se prononcer vraiment. Et Philippe Laville, 16 matchs pour 7 titularisations sur 6 ans au VDR, soit moins de 3 matchs par saison en moyenne.

La question qu'on est en droit de se poser : est-ce que ce sont réellement des renforts, des profils supérieurs à ce qu'on avait et capables de s'imposer comme titulaires ? Ou est-ce qu'on est encore en train de prendre des joueurs disponibles, faute de réseaux et de budget pour aller chercher mieux ? Et dans deux ans, est-ce qu'on ne sera pas en train d'écrire exactement le même post en regardant leurs noms dans la colonne des départs ?

Au-delà de l'effectif, les problèmes sont structurels et on ferait semblant de ne pas les voir si on n'en parlait pas.

Sur les finances d'abord : le budget du club ne correspond pas aux exigences du National, et il est déficitaire. On ne construit pas un projet sérieux sur ces bases, peu importe ce qu'on raconte en assemblée générale.

Sur la direction ensuite : il y a un manque évident de compétences en gestion, de connaissance du rugby à ce niveau, et de réseaux pour recruter correctement. Le résultat est visible chaque été depuis des années.

Sur le staff : jeune, instable, et clairement en dessous des exigences du National. Incapable de recruter des profils adaptés au niveau, de faire progresser les joueurs, d'imposer un système de jeu lisible, et de fidéliser quiconque. Les chiffres le confirment : 3 ans de moyenne et les joueurs s'en vont.

Sur la formation enfin, et c'est peut-être le point le plus accablant pour un club qui en a fait son étendard : l'encadrement jeunes n'a quasiment permis à aucun joueur du centre de formation d'intégrer l'équipe première de façon durable. Un seul nom à citer, et encore avec des bémols.

"Plus qu'un club, une famille." Belle devise. Mais dans une famille, on ne voit pas partir 23 membres sur 40 chaque année. On ne voit pas des joueurs de 22-24 ans quitter le navire après quelques saisons alors qu'ils auraient pu en être les cadres de demain. On ne voit pas une direction coupée des réalités du terrain continuer à tenir le même discours depuis 10 ans sans jamais se remettre en question.

Dernière modification par Guillaume59 (16/05/2026 14:02:59)

#1030

Guillaume59 a écrit :

On ne voit pas une direction coupée des réalités du terrain continuer à tenir le même discours depuis 10 ans sans jamais se remettre en question.

 

Le président a passé la main il y a quelques mois, sûrement après remise en question et peut être aussi en se rendant compte qu'il avait atteint certaines limites. N'oublions pas où il a pris le club et où il l'a amené. 

 

Les nouveaux co présidents vont sûrement avoir une approche différente… ou pas. Laissons les travailler et nous faire de belles surprises

 

 

#1031

il faut sans doute aussi se rendre compte que la formation au niveau du club ne dépend pas uniquement de l'OMR mais aussi du bassin de vie de la Métropole. Le constat est que c'est l'ensemble de la formation des hauts de france (pour faire large), ne permet pas forcément d'amener les enfants vers le haut niveau (constat actuel, quid de demain…). Quelle équipe a aujourd'hui une équipe U 16 ou U19 qui joue et performe en National U18? Arras? Beauvais?  Quid de Roubaix, de l'Iris ou de Villeneuve d'Asq. ok les jeunes qui sont performants sont siphonnés par l'OMR, mais cela signifie que l'on a qu'une base de 50 jeunes potentiels de haut niveau, ce qui est trop peu selon moi pour porter un projet de formation de haut niveau, quand les autres équipes “du sud” ont un potentiel de 200 à 300 jeunes, avec 3 ou 4 équipes à moins de 50km en Crabos et Espoirs. 

 

Il est quelquefois contradictoire de vouloir une équipe pro, en N1 ou Pro D2, avec des joueurs issus de la formation, mais qui n'ont pas le niveau. 

 

Je n'ai pas de solution toute faite, mais je pense qu'il faut aussi et surtout encore plus accompagner les autres clubs du territoire pour développer les catégories jeunes et permettre d'avoir un potentiel de jeune de haut niveau plus important. Ce n'est sans doute pas pour rien que l'OMR souhaite développer des partenariats avec la Belgique et les Pays bas. 

 

Par contre ce qui m'interpelle quand même c'est la rentabilité à l'échelle du club de la formation, car dépenser plusieurs centaines de milliers d'euros en formation chaque année pour ne faire sortir qu'un joueur … sad

#1032

Je partage cet avis. Marcq est le club numéro 1 de la région et est la somme des clubs alentours. Et c'est là le problème : quand on regarde tous nos concurrents de National, ce sont presque tous des clubs qui sont numéro 2 de leur région. Des régions qui ont un maillage avec de bons clubs amateurs de tous niveaux.
 

Exemple :

  • MHR (Top 14), ASBH (Pro D2), Narbonne (N1), Nîmes (N2) + des clubs de Fédérale
  • RCT (Top 14), Aix (Pro D2), Nice (N1), La Seyne (N2) + des clubs de Fédérale
  • Castres (Top 14), Montauban (Top 14 / Pro D2), Albi (N1), Graulhet (N2) + des clubs de Fédérale
  • Le Rhône-Alpes : Lou (Top 14), Grenoble (Pro D2), USO (Pro D2), CSBJ, SOC, USBP (N1) + des clubs de Fédérale
  • Paris : Racing et Stade Français (Top 14), Massy (N1), Suresnes + des clubs de Fédérale
  • Maintenant la Bretagne et l'Ouest émergent : La Rochelle (Top 14), Vannes (Pro D2), Rennes (N1), Nantes (N2) + des clubs de Fédérale

Le problème de Marcq, c'est que la croissance rapide avec l'ambition Pro D2 l'a éloigné de son environnement. On a pu surfer sur l'héritage du LMR jusqu'à atteindre la F1, après on a eu besoin d'une levée de fonds, et maintenant c'est compliqué financièrement. Mais le rugby n'a pas progressé dans la région, donc on arrive au même constat que pour le LMR.


Pour espérer avoir un club pro, il faut un environnement local moins aride et il faut travailler sur l'ensemble des acteurs :

  • Licenciés : il faut qu'on augmente drastiquement le nombre de licenciés
  • Entraîneurs : si on a des joueurs à potentiel mais mal accompagnés, on sera bloqué
  • Bénévoles : presque le plus important
  • Supporters : avoir une base importante pour monétiser (billetterie, boutique) + sponsors
  • Partenaires : avoir une image intéressante et une notoriété qui donne envie à des partenaires

Travailler sur des synergies et le réseau :

  • Partenariat avec un club de Top 14 (idéalement le Racing) pour permettre un transfert de compétences au niveau du staff, de la formation et des process. Pouvoir avoir des joueurs en prêt.
  • Aider les autres clubs de la région : envoyer les joueurs de la première pour entraîner des équipes seniors et jeunes. Mettre en place des actions de l'équipe première auprès des écoles, collèges et des autres clubs. Mettre en place des tutorats (exemple : tous les espoirs du Stade Toulousain sont déjà en double licence). Faciliter la rétention des joueurs de Marcq grâce au double projet et à leur insertion à long terme dans la région, pour qu'ils deviennent entraîneurs ou joueurs dans d'autres équipes.

Si les autres clubs n'alimentent pas l'OMR, la critique est valable aussi dans l'autre sens. Marcq ne fait pas grand-chose pour eux. Comme l'effectif de Marcq ne compte pas beaucoup de joueurs locaux, aucun des joueurs partants ne va jouer pour Roubaix par exemple. Après avoir connu le rugby pro précaire en National, ils vont arrêter le rugby, reprendre des études (ex : Thomas Simonet) ou une vraie carrière, voire quitter la région (ex : Antoine Marty)…

Bref, on ne va pas pouvoir régler tous les problèmes rapidement. Une vraie stratégie, comme on le voit avec l'UBB ou le Stade Toulousain, c'est 10 ans, le temps nécessaire pour croître en développant les bases et assurer une passation progressive. 10 ans, c'est aussi le temps qu'il faut pour renouveler entièrement un groupe avec des joueurs qui ont entre 23 et 33 ans.

#1033

Première recrue intéressante Maxime Javaux 32 ans. 95 matches 70 titulaires en prod 2 41 match 31 titulaires en N1 Pour le coup bonne recrue en 10 qui bute, titulaire dans tous le clubs où il est passé. Un cran au-dessus des 10 de cette année

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