Ouais Broussard, je te rejoins. Ca fait partie du truc.
Avant hier on pouvait pas techniquement, mais contre Blagnac la reponse des notres a été cinglante.
Les Agathois ont fait en fonction des circonstances (pratique de ce "jeu" a cause de l'écart de niveau sans leur faire offense) et nous aussi (que du jeu au pres car savonnette et pas d'utilisation du pied avec la carence de botteur).
Pas de quoi tirer des théories de tout ça, ni dans un sens ni dans l'autre.
#142
vera a écrit :
Tu regarderas mes posts, le dernier date de bien plus longtemps que ça et j'espère que tu ne me confonds pas avec l'autre qui a le même pseudo à part les chiffres;
comment ça ?? tu ne serais donc pas cette vera qui est venu tout l'été avec ses copains du forum la révolte pour narguer les supporters berjalien de sa rétrogradation administrative, insulter nos dirigents, critiquer nos collectes de fonds etc etc tu ne serais pas non plus cette vera qui prenait des pseudo multiples pour mieux insulter ?; et qu'on fini quand même de reconnaître a travers les propos
si tu n'es pas cette vera en question alors là effectivement je te présentes toutes mes excuses !
mais si tu es la même ce serait mieux d'assumer!
voilà! au moins tu sais ce que je pense!
Round 1 :
Si chez les pros, le rugby est basé sur le jeu (sauf en Top14 évidemment), dans le monde amateur, le rugby est une histoire d’hommes. Les Agathois semblent l’avoir bien compris et entrent sur la pelouse avec leurs armes : les couilles et le couteau. Ainsi, contre le cours du jeu, les Héraultais résisteront tant bien que mal aux assauts berjaliens. Comprenez qu’ils n’encaisseront que deux essais, et répondront par une pénalité, un bon coup de Valeurs du Rugby dans la gueule, et aussi deux jaunes en 2 minutes.
A la pause, Agde mène deux cartons à zéro, mais bizarrement, le tableau d’affichage indique 10 à 3 en faveur des locaux. Pour ne rien vous cacher, la qualité de jeu est digne d’un Castres-Stade Français un vendredi pluvieux d’hiver. Sauf qu’on est en fédérale, et que c’est donc normal. Xavier Garbajosa, commentateur désigné à la courte-paille, n’a pas le temps de finir sa 8ème grille de Sudoku que les deux équipes retournent sur la pelouse. Le round d’observation est terminé, place maintenant au vrai combat.
Round 2 :
La match reprend sur les mêmes bases : les maritimes, qui jouent à 13, défendent leur ligne comme Matthieu Bastareaud défendrait son Big Mac. Mais soyons honnêtes deux minutes, si vous lisez encore ceci, c’est que vous voulez de la bagarre. Et ben vous allez être servi. C’est sur un maul conquérant du CSBJ que tout commence.
Le temps s’arrête. Un claquement retentit, suivi d’un long beuglement. Une dent jaillit du regroupement et tombe aux pieds de monsieur l’arbitre : la première praline est envoyée. S’en suit une deuxième, une troisième, et ainsi de suite. Pierre Rajon gronde, le sifflet hurle : les Agathois sortent la boîte à gifles. Les Berjaliens, consternés par tant de barbarie, répondent néanmoins présent, et offrent aux rares supporters un moment de pure poésie, que nous pouvons vous faire partager grâce à la magie de la télé.
#145
Diplomate, M. Guaragna voit rouge et exclut Vidal et Argoud, les deux déclencheurs, qui, trente secondes plus tôt ne désiraient que la mort lente et douloureuse de l’adversaire, et quittent maintenant le terrain en se serrant la main. Le rugby, c’est quand même complètement con, au fond.
Round 3 :
La partie reprend donc à 14 contre 14, puis contre 13 avec l’expulsion sévère d’Ortega, ailier agathois tout juste rentré comptant plus de kilos que de cheveux, pour un placage à retardement sur Moinot qui en rajoute et simule un décès spectaculaire, à en faire pâlir Marion Cotillard. 3 minutes de jeu pour Ortega, seul David Skrela a fait mieux. Plusieurs fois même. Et sans carton, s’il-vous-plaît.
Les Berjaliens continueront de pousser pour le bonus, mais, bien aidés par la pluie, le Rugby Olympique Agathois gardera son en-but inviolé et reste même on-ne-sait-comment à portée du bonus défensif avec une pénalité de Damien Vidal. Sous une pluie battante, venant éclaircir les écarlates flaques de sang qui souillent Pierre Rajon, les trois coups de sifflet de l’arbitre renvoient les 27 survivants aux vestiaires, laissant sur la pelouse les cicatrices d’une dure bataille. Les Isérois, déçus, auraient largement mérité un point de bonus offensif tant ils ont dominé la partie. Les visiteurs se regardent, abasourdis, tels une bande d’adolescents au lendemain de leur première cuite. Ils ont réalisé l’impossible : prendre un point à Bourgoin (bon, hors contexte, ça le fait quand même un peu moins).
Loin du K.O annoncé, le CSBJ est logiquement vainqueur aux points, 13-6, mais c’est le ROA qui exulte comme s’il avait gagné une pénalité contre les Blacks. Fidèle à leur réputation de nudistes, les Agathois ne repartiront pas les valises pleines. 2 jaunes, 3 rouges : je ne vous parle pas ici de l’apéro, mais du total des cartons, un total dans la moyenne des matches de fédérale, ou de ceux de Brive et Béziers
#146
excellent ballonovale ! quelle prose !! je sais pas si tout est de toi mais tu gagnes a être connu
#147
mais non lol, c'est sur boucherie ovale . com!!!!!!
Dernière modification par ballonovale (17/11/2012 14:33:25)
#148
Et le final :
Morale de l’histoire :
Un scénario à la Rocky, les valeurs et le combat qui va avec. C’est aussi ça, le rugby. Alors, mon petit, dorénavant, au lieu de passer tes dimanches après-midi devant Drucker la main dans le caleçon, prends un copain, une bière, un pantalon, et va au stade. Vois ce qu’est le rugby, le vrai. Car c’est ainsi que tu deviendras un homme. Puis un ivrogne.